Les éléphants de la famille Gartner, au cirque Medrano.
Les éléphants de la famille Gartner, au cirque Medrano. - F.Brenon/20Minutes

Le Collectif nantais pour les animaux, qui rassemble des personnes proches du mouvement vegan, profite du passage du cirque Medrano à Nantes pour appeler à manifester ce samedi, à 13h, au parc des expos de la Beaujoire, « contre les animaux dans les cirques ».

Le mouvement vegan se place contre « l’exploitation des animaux par les hommes sous toutes ses formes » : alimentation, textile, cosmétique, recherche, loisirs… Une opposition qui inclut, par exemple, l’équitation, les chiens policiers, les chiens guides d’aveugle, les zoos et, bien sûr, les cirques.

« Baladés de ville en ville, dans des cages »

« Les animaux de cirque vivent dans des conditions de captivité, de dressage, de transport, qui sont abominables, dénonce Cynthia Nozay, membre du collectif. Ils sont baladés de ville en ville, vivent dans des cages. On est très loin du milieu naturel. C’est particulièrement choquant pour les animaux sauvages. » Une vingtaine de pays au monde ont interdit la présence d’animaux sauvages dans les cirques. « Leur souffrance s’exprime par des troubles comportementaux comme la stéréotypie, l’automutilation, de l’agressivité. On ne s’en rend pas compte en tant que spectateur. Ça tient à des petits détails. »

« Ces gens-là sont des extrémistes »

Même s’il n’est pas visé plus que les autres, le cirque Medrano rejette ces accusations. « Ce discours ne correspond en rien à la réalité, s’agace Christophe Herry, directeur de Medrano. Ces gens-là sont des extrémistes, une escroquerie intellectuelle. Tous nos animaux sont soignés, pucés, contrôlés par des scientifiques et les services vétérinaires. Ils vivent en communauté. Nos artistes les considèrent comme des membres de leur famille. Leur bien-être est une priorité, on n’obtient rien sinon. Cette relation de confiance entre l’homme et l’animal est extraordinaire. Le public en est témoin. »

Medrano invite les manifestants

Pour le directeur, le discours des opposants « masque le vrai problème, celui du massacre des animaux dans leur milieu naturel, en Afrique notamment ». « La vie sauvage n’est pas toujours rose, c’est vrai. Mais, au moins, ils vivent en liberté », rétorque Cynthia Nozay, ajoutant que si les cirques sont autant sur la défensive, « c’est parce que leurs revenus sont menacés ».

En guise de réponse, Medrano « invite les manifestants à venir constater par eux-mêmes les conditions de vie » de sa trentaine d’animaux (lions, tigres, éléphants, chevaux, dromadaires, zèbre…).

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