L'ouverture des commerces le dimanche a eu un effet positif sur décembre, assure la CCI
L'ouverture des commerces le dimanche a eu un effet positif sur décembre, assure la CCI - Frederic Brenon / 20 Minutes

Ça va mieux. Après plusieurs années de morosité liée à la crise, aux travaux, ou à la concurrence des centres commerciaux de périphérie, les commerces du centre-ville de Nantes se sont refait une santé en 2015. L’activité a en effet progressé de 2 % par rapport à 2014, révèle la chambre de commerce et d’industrie (CCI).

Tous les secteurs en ont profité, à l’exception des bars et restaurants. Les comptages piétons attestent également d’une hausse de la fréquentation. Parmi les éléments d’explication avancés par la CCI: « l’extension du plateau piétonnier », les « animations renforcées des commerçants » et le « développement du tourisme d’affaires et d’agrément ».

L’effet positif du dimanche

Si le mois de novembre a été mauvais en raison des attentats parisiens, juin et septembre ont, à l’inverse, été particulièrement réussis. Idem pour décembre, qui a bénéficié de l’ouverture des magasins les deux dimanches précédant Noël.

« Les commerçants ont joué le jeu et les ventes étaient au rendez-vous, se félicite Nathalie Deniau-Million, présidente de l’association Plein Centre. On a vu beaucoup de clients résidant hors de l’agglomération nantaise ou du département. C’est donc du chiffre d’affaires additionnel. » Pour 2016, il est déjà acté que la formule, limitée aux centres-villes, serait renouvelée. La CCI préconise, elle, cinq ouvertures dominicales par an et une extension aux magasins de périphérie qui la réclament avec insistance.

Les commerces du centre-ville sont également encouragés à multiplier les ouvertures tardives (jusqu’à 20 h) en semaine, en particulier le jeudi.

Vitrines vides

Le taux de vacance commerciale du centre-ville nantais s’élève à 3,5%, quand la moyenne nationale est à 8,5%. Les loyers trop chers réclamés expliquent le plus souvent l’absence d’activité.

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