François de Rugy, 42 ans, président du nouveau part Ecologistes!
François de Rugy, 42 ans, président du nouveau part Ecologistes! - T.Samson/AFP

C’est devenu une habitude. A chaque remaniement ministériel, le nom de l’écologiste François de Rugy est cité parmi les possibles candidats. Il faut dire que le député de Loire-Atlantique, socialo-compatible, n’a jamais caché qu’il se sentait prêt à accéder à une telle responsabilité. Ce ne sera pas encore pour cette fois.

Le coup est pourtant passé tout près jeudi. Barbara Pompili et Jean-Vincent Placé qui, comme lui, ont quitté avec fracas Europe écologie-Les Verts cet été pour ne pas soutenir la rupture avec le gouvernement ont hérité d’un secrétariat d’Etat. La secrétaire nationale d’EELV, Emmanuelle Cosse, a, elle aussi, récupéré un fauteuil de ministre. Et François de Rugy, qui avait pourtant soutenu le candidat PS aux élections régionales en Pays de la Loire, puis voté pour la réforme constitutionnelle mardi, rien.

Jean-Vincent Placé, Barbara Pompili, François de Rugy. - B.Guay/AFP

 

Beau joueur, François de Rugy « salue les nominations de Barbara Pompili et de Jean Vincent Placé » qui ont « fait le choix clair d’une écologie de responsabilité au sein de la majorité présidentielle et gouvernementale » et considère que « la nomination d’Emma Cosse comme ministre du Logement est également une bonne nouvelle ».

« Je crois qu’il en rêvait »

D’autres, notamment sur les réseaux sociaux, ne se sont pourtant pas privés d’ironiser sur cette nouvelle occasion manquée. « Encore raté. Je ne sais pas ce qui est passé mais, quand on connaît l’ambition de François de Rugy, ça doit être une déception », commente Laurence Garnier, vice-présidente (LR) de la région Pays de la Loire.

« Je crois qu’il en rêvait. Il devait être parmi les prétendants. Mais on ne devient pas ministre parce qu’on le souhaite. Il faut être choisi », réagit Philippe Grosvalet, président (PS) du conseil départemental de Loire-Atlantique.

« Visiblement, ça énerve certains »

Son attachée parlementaire, l’écologiste Cécile Bir, par ailleurs adjointe au maire de Nantes, reconnaît une « petite déception », d’autant plus qu’il « était proche d’y être ». Et explique. « Dans un remaniement, il faut faire des choix. Il y a la parité à respecter, il faut aussi tenir compte d’un équilibre territorial. Jean-Marc Ayrault ayant été nommé ministre des Affaires étrangères, ça complique les choses pour les autres représentants du 44. »

Cécile Bir répond aussi aux ricanements exprimés par quelques-uns. « Tous les hommes et femmes politiques ont de l’ambition. Lui, on lui reproche de le dire. Il a toujours dit qu’il était ouvert à cette possibilité, il était seulement sincère. Visiblement, ça énerve certains. C’est pour ça qu’il y a ces marques d’ironie. »

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