Ce jeudi soir, lors du JT de 20 heures, François Hollande répond aux questions de David Pujadas et Gilles Bouleau en direct du Palais de l'Elysée.
Ce jeudi soir, lors du JT de 20 heures, François Hollande répond aux questions de David Pujadas et Gilles Bouleau en direct du Palais de l'Elysée. - F.MORI / POOL / AFP

Enlisé depuis des mois, le dossier de Notre-Dame-des-Landes a sûrement pris un virage décisif ce jeudi soir. Quelques heures après l’annonce d’un remaniement ministériel, le président de la République vient en effet d’annoncer officiellement l’organisation d’un référendum local sur la question du projet de nouvel aéroport.

Une déclaration qui confirme les confidences de plusieurs élus écologistes suite à la nomination d’Emmanuelle Cosse (EELV) au ministère du logement ce jeudi après-midi.

«Si c'est non, l'Etat devra en tirer les conséquences»

« Il y a un blocage, explique le chef de l'Etat. A un moment, il faut prendre une décision. Nous savons que des travaux doivent commencer au mois d’octobre, eh bien, d’ici le mois d’octobre, je demande au gouvernement, avec les élus locaux qui partagent cette vision-là, d’organiser un référendum local pour que l’on sache exactement ce que veut la population. Si la population est favorable, le projet se poursuivra. Si c’est non, l’Etat devra en tirer les conséquences. » 

Quelle question posée et, sutout, quel périmètre?

François Hollande n'a pas indiqué quelle sera précisément la question posée aux habitants, ni quel sera le périmètre géographique consulté. Un referendum sur le seul département de Loire-Atlantique ne donnerait probablement pas le même résultat qu'un référendum élargi à la région Pays de la Loire voire à la région Bretagne. Pour rappel, l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes est un projet pour «le Grand ouest».

Difficile dans ces conditions de pronostiquer le moindre résultat, d'autant plus que les deux camps revendiquent ces derniers mois un soutien majoritaire de la population.

>> Lire aussi: Référendum local sur Notre-Dame-des-Landes: Ce qu'en pensent les pro-aéroport et les anti

Il faut 50% de participation

Les référendums locaux sont possibles depuis une loi entrée en vigueur en août 2003. Un taux de participation minimum de 50 % des électeurs inscrits est exigé pour que la consultation ait valeur de décision.

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