Jean-Marc Ayrault, 66 ans, est de retour au gouvernement deux ans après avoir quitté Matignon
Jean-Marc Ayrault, 66 ans, est de retour au gouvernement deux ans après avoir quitté Matignon - Remy de la Mauviniere/AP/SIPA

Il avait quitté son poste de Premier ministre, contre son gré, après la claque de la gauche aux municipales de 2014. A peine deux ans plus tard, comme cela se murmurait depuis quelques jours, il est de retour au gouvernement. Ce jeudi après-midi, Jean-Marc Ayrault vient d’hériter du poste de ministre des Affaires étrangères, à l’âge de 66 ans.

Discret depuis son retour à l’Assemblée nationale, qu’il aurait pu présider si Claude Bartolone avait remporté la région Ile-de-France en décembre, le député de Loire-Atlantique et ancien maire de Nantes va rejoindre le Quai d’Orsay.

« Un atout pour la politique nationale »

Un retour largement salué par son entourage. « Les Affaires étrangères, c’est un ministère énorme mais Jean-Marc Ayrault a toutes les qualités pour y réussir. L’avoir dans le gouvernement, c’est un atout indéniable pour la politique nationale », assure Marie-Françoise Clergeau, députée de Loire-Atlantique.

« Je suis très heureux pour lui. Il revient aux responsabilités à un moment où la planète est extrêmement agitée. Il mérite les plus hautes fonctions », se réjouit Philippe Grosvalet, président PS du conseil départemental de Loire-Atlantique.

« Il a toujours été fidèle à la politique du gouvernement »

« Il arrive à un poste délicat, après Laurent Fabius qui a lui-même réalisé un excellent travail, estime Alain Robert, deuxième adjoint à la mairie de Nantes. Mais c’est un homme d’équilibre, de négociation, rassembleur. Il sait écouter, trouver les compromis. Il a les qualités requises. »

Selon ses proches, c’est aussi la loyauté de l’ancien Premier ministre, intacte depuis son départ de Matignon, qui est récompensée. « C’est quelqu’un que François Hollande apprécie beaucoup et il le démontre encore aujourd’hui, continue Marie-Françoise Clergeau. Il y a certes eu un changement de Premier ministre mais on voit bien que les qualités de Jean-Marc Ayrault n’étaient pas remises en cause. » « Il a toujours été fidèle à la politique du gouvernement », confirme Alain Robert.

Ses advresaires, forcément, sont plus nuancés. «Jean-Marc Ayrault cherche à rebondir depuis plusieurs mois et on a un peu l'impression qu'il sera un ministre par défaut, commente Laurence Garnier, vice-présidente de la région Pays de la Loire (LR). C'est forcément dérangeant sur un poste aussi stratégique. Et puis, être obligé de remettre aux responsabilités quelqu'un qu'on a déjà mis et qui a échoué, c'est problématique.»

Des élections législatives partielles

Conséquence locale de cette nomination, une élection législative partielle devra se tenir en Loire-Atlantique pour occuper le siège de député que Jean-Marc Ayrault laissera vacant. Son suppléant, Jean-Pierre Fougerat, ancien maire de Couëron, est décédé il y a un an.

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