Nantes' French defender Lorik Cana gives the thumbs up  during the French Cup round of 16 football match between Bordeaux and Nantes on February 10, 2016 at the Matmut Atlantique stadium in Bordeaux, southwestern France.  AFP PHOTO / NICOLAS TUCAT
Nantes' French defender Lorik Cana gives the thumbs up during the French Cup round of 16 football match between Bordeaux and Nantes on February 10, 2016 at the Matmut Atlantique stadium in Bordeaux, southwestern France. AFP PHOTO / NICOLAS TUCAT - AFP

Le FC Nantes n’avait toujours pas inscrit un but sur coups de pied arrêtés depuis le début de la saison. Mercredi soir, lors de la qualification pour les quarts de finale de la Coupe de France à Bordeaux (3-4 a.p.), les Canaris en ont marqué deux en quatre minutes. A l’origine de ces deux réalisations, un homme : Lorik Cana. Le défenseur nantais a retrouvé une place de titulaire depuis la blessure de Koffi Djidji et a apporté son écot à l’étonnante série des Canaris (14 matchs sans défaite). Avant de recevoir Lorient, samedi (20 h), l’Albanais se confie et n’élude aucune question sur les critiques qui avaient suivi son dernier entretien…

Nantes a arraché sa qualification mercredi soir à Bordeaux

Oui, au bout du suspense. Il y a eu beaucoup d’émotions, de joie à la fin. Les deux équipes se sont livrées au maximum. Sortir victorieux, c’est encore plus beau quand on fait autant d’efforts…

La Coupe de France devient un bel objectif ?

J’en parlais hier [mercredi] avec le coach, le FCN n’est plus allé en demi-finale depuis 2007… Je jouais à l’OM d’ailleurs [succès 3-0 de l’OM contre Nantes]. On a une très grande envie de continuer notre aventure en Coupe de France et de ramener nos supporters au Stade de France. Est-ce qu’on va y arriver ? Je ne sais pas, mais c’est notre objectif.

>> A lire aussi : Les Canaris iront à Sochaux en quart de finale de la Coupe de France

Rester invaincu en est un autre ?

Rester invaincu, c’est une très belle motivation, ça doit être un carburant pour nous. Cela nous aide à garder cette mentalité qui est très importante.

Vous semblez inarrêtable. C’est quoi la différence entre le FCN 2015 et celui de 2016 ?

Inarrêtable, c’est un grand mot. Il y a tout simplement eu beaucoup de changements cet été donc il fallait du temps pour trouver les automatismes. On a retrouvé l’identité d’une équipe solide qui prend peu de buts sauf hier [mercredi]. Maintenant, on est en plus capables de marquer des buts et d’être nombreux dans la surface adverse. C’est ce qui nous permet d’avancer plus vite que sur la première moitié de saison.

Vous êtes menés, mais vous ne lâchez rien. C’est nouveau ça aussi ?

On a une mentalité de gagneur qui s’est installée. Le groupe vit bien et on tire tous dans le même sens. Tout le monde se donne à fond pour être appelé dans le groupe. Tout le monde a envie d’être un protagoniste de cette fin de saison.

>> A lire aussi : « J’ai pas mal tiré sur la corde… », avoue Lorik Cana

Vous êtes à l’origine des deux derniers buts à Bordeaux. C’est une revanche pour vous car, après un entretien [à travers ses déclarations, on pouvait croire qu’il se préservait cette saison pour l’Euro] il y a quelques semaines, certains doutaient de votre motivation au FCN ?

Les supporters font des interprétations par rapport à ce qu’ils lisent. Les médias ont un rôle important. Les gens lisent de mauvaises interprétations et vont se créer de fausses idées. Depuis le début de saison, je suis là au quotidien. Je m’engage au quotidien. Je suis rarement blessé. J’apporte au groupe avec grand plaisir tous les jours.

Vous pouvez comprendre que vos déclarations ont pu être mal perçues…

Les gens me connaissent assez et savent que le terme ménager ne se marie pas très bien avec ma manière d’être. Je suis un gagneur, un compétiteur. Mais, il faut savoir écouter son corps à certains moments précis de la saison. Si des joueurs sont mieux que moi, il n’y a pas de raison qu’ils ne jouent pas. Je ne dois pas être un handicap pour l’équipe, au contraire, je dois être un plus.

On a lu que vous pouviez arrêter votre carrière cet été…

Je ne sais pas d’où vient ça. J’ai toujours dit que tant que physiquement je me sens bien… Je n’y pense pas trop. Je suis focus sur ces quatre mois qui restent. Je veux faire le meilleur parcours possible avec le FCN en essayant de finir le plus haut possible. Je veux emmener les supporters nantais au Stade de France. Et, enfin, j’ai une super compétition au mois de juin [Euro avec l’Albanie]. S’il n’y a pas de grosses blessure, ce n’est pas prévu que j’arrête.

Mots-clés :