Bruno Retailleau /SALOM-GOMIS_164131/Credit:SALOM-GOMIS SEBASTIEN/SIPA/1512181654
Bruno Retailleau /SALOM-GOMIS_164131/Credit:SALOM-GOMIS SEBASTIEN/SIPA/1512181654 - SIPA

Un « allié » au sujet du transfert de l’aéroport. Voilà comment Bruno Retailleau (le président de la région Pays de la Loire) décrit Manuel Valls, à la sortie d’un nouvel entretien entre les deux hommes, qui a eu lieu ce jeudi matin. « Le Premier ministre est favorable au projet. C’est depuis le départ un allié, je crois », a déclaré Bruno Retailleau sur le perron de Matignon. « Il a conscience que ce qui se joue c’est l’emploi et c’est aussi l’autorité de l’Etat », a ajouté le président de région.

Retailleau répond à Royal

Sa visite à Matignon survient au lendemain de nouvelles critiques contre le projet de la part de Ségolène Royal. La ministre de l’écologie a estimé mercredi que Notre-Dame-des-Landes ne devait pas être réglé « par la force » et a appelé les élus locaux à reprendre le dialogue.

Bruno Retailleau, indirectement visé par cette critique, l’a jugée « injuste ». « Mme Royal a oublié simplement que (l’ancien Premier ministre et ex-maire de Nantes) Jean-Marc Ayrault avait lancé la commission du dialogue, et la Cedepa (Collectif d’élus doutant de la pertinence de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ndlr), l’association, ses opposants, n’ont pas voulu y participer », a répondu le sénateur Les Républicains. « Donc le seul dialogue possible c’est celui qui conduirait à l’abandon du projet, ça n’est pas possible. »

Quant au recours « à la force » évoqué par Ségolène Royal, « on a d’un côté plus de 200 exactions, des voies de fait, des violences, y compris contre les gendarmes, des véhicules de gendarmerie brûlés, des brigades attaquées et de l’autre côté 153 décisions de justice favorables », a-t-il affirmé.

Mots-clés :