Le projet architectural de la nouvelle gare ferroviaire de Nantes, modernisée et agrandie, a été dévoilé ce mercredi matin. Comme prévu, l’objectif est de créer une grande mezzanine vitrée reliant, au-dessus des voies, les bâtiments nord et sud.

Cette plate-forme de 25 m de large et 160 m de long, qui s'élancera de la partie ouest du bâtiment nord (au-dessus des guichets actuels), ressemblera à une rue aérienne accueillant commerces, services, sièges et écrans d’informations. Elle disposera d’escalators et ascenseurs menant à chacun des quais. Des éléments de décors évoqueront les arbres et la canopée. Le souterrain principal sera maintenu et requalifié.

«L’ambition est de construire un bâtiment qui deviendra emblématique. Du haut de la mezzanine, il offrira un très beau point de vue sur la ville », annonce Patrick Ropert, directeur de SNCF Gares & Connexions.

Parkings, taxis et loueurs concentrés au sud

Côté nord, un grand parvis piétonnier, englobant la station de tramway, sera créé. Le trafic automobile ne sera donc plus possible devant la gare.

Côté sud, le hall principal sera profondément transformé pour accueillir l’autre extrémité de la mezzanine. Il desservira un pôle dédié aux autocars doté d’une quinzaine de quais. Les taxis, les loueurs de véhicules et la majorité des parkings seront également rassemblés côté sud. Les stationnements situés le long du bassin Saint-Félix ont vocation à disparaître.

«Cette gare, d’une qualité exceptionnelle, deviendra une nouvelle porte d’entrée de la ville», se réjouit Johanna Rolland, maire de Nantes.

Lancement des travaux en 2017

Les travaux débuteront en 2017 avec un objectif de mise en service à l’été 2019. Le chantier sera délicat à mener car les trains continueront évidemment à circuler.

C'est Rudy Ricciotti qui a dessiné le projet, un architecte renommé ayant notamment conçu le MUCEM de Marseille ou le stade Jean-Bouin à Paris. Il est assisté par l'agence nantaise Forma 6.

Une facture de 123 millions d'euros

L’actuelle gare ferroviaire est régulièrement saturée aux périodes de pointe, notamment son tunnel devenu obsolète. Or les prévisions de trafic tablent sur 25 millions de voyageurs en 2030, soit le double de la fréquentation actuelle.

Le coût du projet global est estimé à 123 millions d’euros, dont 39 millions d’euros pour Nantes métropole, principal financeur à égalité avec la région Pays de la Loire

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