Laetitia et son chien Apex
Laetitia et son chien Apex - J.Urbach/20 Minutes
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On dirait une maison de poupée mais c’est une jeune femme d’1m73 qui y habite. Laetitia Dupé, 28 ans, vient d’achever la construction de son propre chalet en bois, à Château-Thébaud au sud de Nantes. Bien plus qu’une cabane, il s’agit de l’une des premières « Tiny houses » françaises. Après leur succès aux Etats-Unis, ces vrais petits habitats, mobiles grâce à la remorque qui leur sert de fondation et qui ne nécessitent pas de permis de construire, commencent à gagner l’Hexagone.

 

C’est l’an dernier que Laetitia se lance dans ce projet fou, appelé Baluchon. Alors en poste à Paris, la jeune designer tombe sur un reportage qui la bouleverse. « J’ai réalisé que je n’étais pas prête à dépenser 780€ tous les mois pour un studio de 25 m2 dans lequel je ne passais pas beaucoup de temps. Je ne voulais pas avoir cette épée de Damoclès en m’engageant dans un prêt sur 20 ou 30 ans », explique-t-elle. Après six mois de recherches et de tests, sa maquette est prête. C’est sur un terrain appartenant à ses parents, dans sa Loire-Atlantique natale, qu’elle se lance alors dans huit mois de travaux, avec les outils de son grand-père et un budget de 16.000 euros, toutes ses économies.

L'essentiel y est

Quand on pénètre dans cette mignonne maison de 12m2 et de moins de 3,5 tonnes (le poids maximal pour pouvoir la transporter, avec un véhicule adapté et un permis poids-lourd), incroyable de penser que tout, sauf l’électricité et la plomberie, a été fabriqué de ses mains, aidées par celles de quelques amis. Après le minuscule porche (« pour que les invités n’attendent pas sous la pluie »), une banquette nous accueille sur la droite, une bibliothèque à gauche. Au fond, une kitchenette savamment agencée, une chambre cosy en mezzanine, le tout décoré avec soin. L’essentiel y est, douche sabot et toilettes sèches comprises. Et c'est stable.

« Au-delà de l’aspect financier, vivre dans ce type de maison répond à plein de valeurs écolo et humaines, estime Laetitia. Elle est très peu énergivore, beaucoup mieux isolée qu’une roulotte, et ne peut pas contenir beaucoup d’objets, ce qui fait réfléchir sur sa propre consommation. » Après les derniers détails, comme l’arrivée d’un panneau solaire, la jeune femme s’y installera à 100 %, et à deux (!), d’ici quelques mois. Avec aucun carton à faire si elle décide, du jour au lendemain, de s’installer dans un autre jardin.

 

Portes ouvertes

Débordée de mails des quatre coins de la France, Laetitia invite les curieux à une porte ouverte les 10 et 11 octobre prochains. Elle y animera une conférence pour encourager la construction de nouvelles Tiny Houses en France.

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