Si elle a ravi les voyageurs, l’annonce par la SNCF de la mise en service de liaisons low-cost (cars Ouibus depuis vendredi, TGV Ouigo à partir de décembre et trains à petits prix circulant le week-end ces prochaines semaines) au départ de Nantes et du Mans n’a pas emballé du tout le président du conseil régional des Pays de la Loire.

Outre l’absence de concertation préalable à cette annonce, Jacques Auxiette craint que ces nouvelles offres ne viennent concurrencer les lignes TER, lesquelles bénéficient d'un important soutien financier de la région.

«Le train n'est plus la priorité de la SNCF»

« Je ne suis pas contre le développement de nouvelles offres de transport en France, qui plus est à prix abordable, lâche Jacques Auxiette. Mais il faut que la SNCF sache que cela ne se fera pas avec l’aide des subventionnements régionaux. Je regrette fondamentalement que la SNCF préfère une diversification à tous crins aux nécessaires efforts de performance économique et industrielle qu’il conviendrait d’engager si l’on veut sauver le modèle ferroviaire français. De là à penser que le train n’est plus la priorité de la SNCF, il n’y a plus qu’un pas. »

Deux lignes particulièrement impactées

En Pays de la Loire, deux lignes TER majeures sont directement impactées par les nouveaux bus et TGV low-cost de la SNCF : Nantes-Angers-Le Mans (3,7 millions de voyages par an) et Le Mans-Rennes (1,1 million de voyages).

La région Pays de la Loire demande donc à la SNCF de « supporter seule l’intégralité du risque commercial subi par les TER ».

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