Bac: Le pont transbordeur de Nantes, sujet du bac STI, n’a pas été du goût de tous les candidats

EDUCATION L'épreuve d'enseignements technologiques transversaux (ETT) avait pour thème le projet de construction d'un pont transbordeur à l'étude entre le quai de la Fosse et l'île de Nantes...

Julie Urbach

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Le pont, tel qu'il pourrait être vu de puis le Hangar à bananes. Au-dessus du fleuve, en rouge, la nacelle en mouvement.

Le pont, tel qu'il pourrait être vu de puis le Hangar à bananes. Au-dessus du fleuve, en rouge, la nacelle en mouvement. — Image de synthèse NPPI

Quatre heures, coefficient 8. Ce lundi après-midi, les candidats au bac STI2D (sciences et technologies de l’industrie et du développement durable) de toute la France ont planché sur l’épreuve d’enseignements technologiques transversaux. Surprise : le sujet n’était autre que le projet de pont transbordeur à Nantes, qui a fait encore récemment parler de lui lors du grand débat sur la Loire

Mais l’épreuve n’a, semble-t-il, pas été vraiment du goût des jeunes candidats. « Des élèves m’ont cherché sur les pages jaunes et téléphoné avant-hier pour me dire que c'était difficle et combien ils avaient souffert, sourit Paul Poirier, l’architecte nantais à l’origine du projet. C’était potache mais aussi une façon de vérifier que j’existais vraiment et le projet de pont également. »

Nantes : Tout savoir du projet de pont à transbordeur

Sur les réseaux sociaux, des élèves se sont lâchés, parfois avec humour, demandant la destruction du pont alors que celui-ci n'existe pas, ni même l'assurance de voir le jour. Une pétition demandant l’« indulgence » des correcteurs a même été lancée et rassemble plus de 17.000 signataires, vendredi midi.

Sujet d’un « haut niveau »

Après un rappel du contexte, les élèves devaient répondre à diverses questions relatives aux différentes dimensions du projet, qui doit relier le quai des Antilles au quai Renaud : caractéristiques de l’ouvrage, aspect économique ou encore accessibilité et motorisation de la nacelle…

Surtout, ils ont dû s’approprier, en peu de temps, une masse importante d’informations, découvrant pour nombre d’entre eux le Navibus, l’île de Nantes ou le pont Anne-de-Bretagne. « Il fallait un vrai esprit de synthèse et d’analyse pour aborder ce sujet de 24 pages, continue Paul Poirier. Mais c’est ce qu’on leur demandera dans la vie. Ça leur montre que leur métier est inscrit dans la réalité ! »

« C’était un sujet intéressant mais d’un haut niveau, qui allait parfois au-delà de ce que l’on peut exiger d’élèves de terminale, confirme Thierry Reygades, secrétaire national au syndicat d’enseignants Snes en charge des enseignements technologiques. Les élèves peuvent se rassurer : les groupes de correcteurs en prendront certainement compte dans la correction et réadapteront les barèmes. »

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