Ils libèrent le centre-ville. La centaine de chauffeurs de taxis du Grand Ouest mobilisés depuis le début de matinée contre l’arrivée du service UberPop à Nantes a décidé de cesser le mouvement de protestation suite à une rencontre avec le préfet de Loire-Atlantique. Celui-ci a en effet annoncé ce mardi après-midi le dépôt imminent d'un arrêté préfectoral interdisant l’activité d’UberPop sur le département. Les préfets de Gironde et du Nord avaient eux aussi adopté des arrêtés similaires.

Exercice illégal et troubles à l'ordre public avancés par le préfet

«Ce service ne correspond à aucun type d'activité de transport de personnes autorisé par la loi, justifie le préfet de Loire-Atlantique. Les particuliers qui le mettraient en œuvre exerceraient illégalement la profession de taxi. Leur responsabilité pénale pourrait être engagée tant au titre de l'exercice illégal de la profession de taxi qu'au titre de la dissimulation d'activité. En outre, depuis l'annonce par la société Uber de l'implantation du service Uberpop à Nantes, divers troubles à l'ordre public ont été constatés dans la métropole, notamment des blocages d'axes routiers, dont l’accès à l’aéroport, et de lignes de transport en commun.»

Gros embouteillages sur le périph et en centre-ville

Satisfaits, les chauffeurs de taxis cessent actuellement de bloquer le trafic routier et les transports en commun du centre-ville de Nantes.

Ce mardi matin, ils s’étaient donné rendez-vous à la Beaujoire, au nord de Nantes, vers 7h45, avant de circuler au ralenti, dans chaque sens, jusqu’au périphérique sud, occasionnant d’importants embouteillages.

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