A la veille du dernier match en Ligue 1 du FC Nantes (lire aussi p. 19), le conseiller municipal UDF-Mouvement démocrate, Benoît Blineau, a fustigé la politique sportive de la mairie de Nantes. Déjà, le week-end dernier, François Pinte (UMP) avait profité de la relégation du club de football pour mettre en cause la « responsabilité » et le « manque de volonté politique » du maire PS, Jean-Marc Ayrault, et de son équipe.
« La descente du FCNA fait prendre conscience à tous que le problème du sport à Nantes est plus profond car, parmi les plus grands sports pratiqués, aucun club ne jouera la saison prochaine dans l'élite. C'est incroyable, on est quand même la sixième ville de France, s'étonne Benoît Blineau. Si les clubs étaient mieux encadrés par la mairie, certains ne s'autoriseraient pas autant de libertés financières. Il faudrait un adjoint qui s'occupe du sport à plein temps, pas quelqu'un qui partage cette mission avec celles liées à la jeunesse, à la vie associative et avec son poste de député. Il faut recréer une dynamique auprès des jeunes licenciés, en rattrapant le retard de la ville en matière d'équipements sportifs. C'est une question de choix, l'enveloppe budgetaire accordée au sport est nettement inférieure à celle de la culture. »
« Ce genre de débat est malhonnête, il s'agit de tactiques politiciennes, se défend Marie-Françoise Clergeau, adjointe au maire chargée du Sport. J'estime que j'ai un bon bilan. Je passe beaucoup de temps au bord des terrains, nous avons développé les équipements de quartier et une trentaine d'équipes jouent au niveau national. Le sport se porte bien. »