Hélène Bonin, gérante des lieux, et Clémentine Carpentier, pâtissière.
Hélène Bonin, gérante des lieux, et Clémentine Carpentier, pâtissière. - F.Brenon / 20 Minutes
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Inventé au Japon, apparu pour la première fois en France (à Paris) en septembre 2013, le phénomène bar à chats, également appelé Neko café, débarque à Nantes. Le premier établissement ouvre en effet ses portes ce mercredi après-midi, rue de l’Hôtel de ville, à deux pas du cours des 50-Otages.

Baptisé Le Chat L’Heureux, le lieu offre le même concept que ses prédécesseurs : boire un verre, se restaurer ou consommer une pâtisserie en étant entouré de chats que l’on peut librement caresser et câliner. Six pensionnaires à poils vivent sur place jour et nuit : César, de race sacré de Birmanie, Junon, un british shorthair, Titus et Ulysse, deux ragdoll, et Lucky et Louxor, deux chats européens .

«Enormément d'encouragements»

«Ils sont très doux, très affectueux, tout en ayant leur caractère propre. Lucky et Louxor nous ont été confiés par l’association Les Griffes de l’espoir, les autres vivaient avec moi. Tous sont arrivés ici il y a trois semaines et ont l’air de s’y plaire», confie Hélène Bonin, la gérante du Chat L’Heureux.

Cette Nantaise de 34 ans, enseignante-chercheuse en chimie de formation, «rêve de travailler toute la journée avec des chats» depuis la découverte du bar à chats de Montpellier l’été dernier. Le montage du projet lui a pris neuf mois. «J’ai reçu énormément d’encouragements sur les réseaux sociaux. Il semble y avoir une attente pour l'ouverture d'un tel lieu. J’ai en revanche été peu soutenue par les banques. La nouveauté fait peur.»

Quelques règles à respecter

Au total, Hélène aura investi 60.000 euros, dont 40.000 de sa poche, pour aménager son local de 56 m2 pouvant recevoir 25 personnes. Outre une cuisine fermée, une pièce réservée aux félins et un sas d'entrée évitant qu'ils ne s'échappent à chaque ouverture de portes, Le Chat L’Heureux dispose de deux salles mêlant tables en bois, canapés en cuir et... arbres à chat.

«Les chats sont chez eux et peuvent se déplacer partout, indique Hélène. Il faudra veiller à ne pas les nourrir, ne pas les réveiller ou ne pas les brusquer. Mais l’intérêt c’est qu’il y ait un maximum d’interactions avec les clients.» Ces derniers seront invités à se désinfecter les mains en entrant et pourront utiliser de petits rouleaux pour ôter les poils indésirables.

Un temps d'adaptation pour les chats

Côtés consommations, le bar offre une carte de thés bio très fournie, propose des desserts maison réalisés par une pâtissière, et servira bientôt plats chauds en bocal, salades et entrées de produits frais. Des soirées à thème et conférences scientifiques sont également envisagées dans un second temps.

«Pendant les 15 premiers jours, j'ouvrirai seulement les après-midi, explique  la gérante. Cela permettra aux chats de s'habituer en douceur aux clients. Ils voient passer beaucoup de gens derrière les vitrines, beaucoup de passants curieux s'arrêtent les regarder. Mais ce n'est pas pareil.»

La pré-ouverture, samedi dernier, avait fait venir 80 personnes en quelques heures, sans publicité. «C'était prometteur, reconnaît Hélène. On s'attend à ce que le public soit majoritairement féminin. Après, c'est un lieu qui peut attirer à la fois les lycéens, des actifs ou des familles avec enfants. Les bars à chats qui ont ouvert dans les autres villes ont tous connu le succès.»

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