Une parcelle d'essais de colza piétinée par des militants anti-OGM

ENVIRONNEMENT Une parcelle de colza obtenu par mutagénèse a été détruite dimanche par des faucheurs volontaires entre Angers et Segré...

20 Minutes avec AFP

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Le 05 avril 2012. La secheresse sevit en Essonne, comme ici sur l'exploitation de colza de Jean-Richard Perthuis. // PHOTOS : V. WARTNER/20 MINUTESL

Le 05 avril 2012. La secheresse sevit en Essonne, comme ici sur l'exploitation de colza de Jean-Richard Perthuis. // PHOTOS : V. WARTNER/20 MINUTESL — V. WARTNER / 20 MINUTES

Une parcelle d'essais de colza obtenu par mutagénèse a été détruite dimanche à La Pouëze, entre Angers et Segré, dans le Maine-et-Loire, a-t-on appris auprès des gendarmes et des faucheurs volontaires d'OGM. La parcelle, d'une superficie d'environ un hectare, «a été piétinée», a précisé la gendarmerie.

Les essais sur cette parcelle étaient effectués par le Groupe d'Etude et de contrôle des Variétés et des Semences (GEVES), un groupement d'intérêt public constitué par l'INRA, le Ministère de l'Agriculture et le GNIS (Groupement national interprofessionnel des semences et des plants).

«Les variétés obtenues par mutagénèse sont bien des OGM»

Prévenus par les faucheurs, les gendarmes qui se sont rendus sur les lieux étaient attendus par une soixantaine de personnes dont ils ont contrôlé les identités sans procéder à interpellation, a indiqué le lieutenant Gwenaël Lebreton, selon lequel tout s'est passé dans le calme.

Cette action avait pour objectif de «dénoncer l'absence de transparence concernant ces cultures ou ces essais de variétés rendues tolérantes à un herbicide (VrTH)» et de faire «reconnaître que les variétés obtenues par mutagénèse sont bien des OGM» pour les soumettre aux mêmes obligations, ont expliqué les faucheurs volontaires.

Il s'agit aussi de «réaffirmer l'obtention nécessaire et urgente d'un moratoire sur la culture et les essais de toutes les variétés de plantes génétiquement modifiées, sans condition de mode d'obtention, pour être rendues tolérantes à un herbicide, particulièrement les colzas et les tournesols», ont-ils ajouté.

Charger de tester les nouvelles variétés végétales

Les faucheurs ont précisé avoir ciblé le GEVES pour cette opération parce que cet organisme officiel est chargé de tester les nouvelles variétés végétales et de les inscrire au catalogue des espèces et variétés autorisées à la vente et à la culture. Cet organisme constitue ainsi, selon les faucheurs, «un des maillons de la chaîne du blanchiment et d'acceptabilité des OGM en France».

Les faucheurs volontaires d'OGM «agissent suite à l'échec des discussions avec le GEVES et du refus du gouvernement d'entendre et de tenir compte des oppositions citoyennes légitimes et argumentées».

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