Nantes: Johanna Rolland a «besoin de preuves» pour dire oui à l'Arbre aux hérons

MACHINES DE L'ILE Une double étude de faisabilité et d'attractivité a été demandée aux porteurs de l'ambitieux projet d'Arbre aux hérons...

Frédéric Brenon

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La branche prototype de l'Arbre aux hérons, visible sur le site des Machines de l'île

La branche prototype de l'Arbre aux hérons, visible sur le site des Machines de l'île — FABRICE ELSNER/20MINUTES

Alors que Pierre Oréfice et François Delarozière espéraient qu'une décision politique soit prise d'ici le mois de mars concernant l'avenir de leur ambitieux projet d'Arbre aux hérons, la maire de Nantes, Johanna Rolland, a annoncé ce mercredi qu'une double étude «d'attractivité et de faisabilité» leur avait été demandée. Cette étude devrait durer six mois.

Financements privés nécessaires

«J'ai rencontré les porteurs du projet il y a un mois, explique Johanna Rolland. Je leur ai proposé cette double étude parce que nous avons besoin de preuves. Avons-nous la garantie que ce projet va contribuer à l'attractivité nantaise? Avons-nous la garantie qu'il n'y aura pas qu'un seul financement des pouvoirs publics? J'ai déjà dit que ce projet ne pourra se faire que s'il y avait un certain nombre de financements privés qui venaient y contribuer. C'est très clairement lié au contexte financier que nous connaissons [baisse importante des dotations de l'Etat]. Vous imaginez bien qu'à un moment où on dit que chaque euro dépensé doit être un euro utile, l'envergure d'un tel projet doit être pesée, mesurée, vérifiée.»

Vingt-deux branches culminant à 35 m de haut

Le projet d'Arbre aux hérons, tel qu'il est souhaité par ses créateurs, est estimé à 35 millions d’euros. Large de 50m de diamètre et haut de 35m, cet arbre serait une structure métallique monumentale sur laquelle 400 personnes pourraient déambuler en même temps. Il serait constitué de vingt-deux branches végétalisées reliées par des passerelles, jardins suspendus et insectes mécaniques mobiles. A son sommet, deux hérons embarqueraient des visiteurs le public pour un vol circulaire à 40m dans le ciel.

«Il s'agit d'une sculpture urbaine fantastique, une signature pour la ville. Un peu comme l'Atomium de Bruxelles. On viendra du monde entier pour le voir», est convaincu Pierre Oréfice, directeur des Machines de l'île.

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