Dans les mains de la justice. Plusieurs manifestants anti-Sarkozy sont jugés ce matin en comparution immédiate, après les heurts qui les ont opposés à la police dimanche soir en centre-ville. Au total, vingt-trois personnes ont été placées en garde à vue cette nuit-là pour des « jets de projectiles » (pavés, tubes de néons...) et des « dégradations volontaires ». Les plus vieux ont 42 ans et 46 ans, mais la plupart sont âgés d'à peine 20 ans. Six policiers avaient été légèrement blessés.
Dans la nuit de lundi à mardi, onze autres personnes ont été arrêtées en marge d'un second rassemblement, aux abords de Commerce. « Il s'agit de manifestations planifiées par des militants anarchistes et d'extrême gauche », estime Yves Monard, directeur départemental de la sécurité publique. Des vitres ont notamment été brisées au tribunal administratif, et plusieurs voitures ont été endommagées sur le parking de la Petite-Hollande.
En parallèle de ces affrontements, dans les quartiers sensibles, trente-deux voitures ont été brûlées la première nuit, puis vingt-trois la seconde. Un cocktail Molotov a même été jeté dans la nuit de lundi à mardi à l'intérieur de la mairie annexe des Dervallières, sans toutefois que le feu ne prenne. Un peu plus tôt dans l'après-midi, cinq mineurs de 13 ans et 14 ans avaient été arrêtés à Bellevue en possession de « liquide inflammable » dans leurs sacs à dos. Les policiers les soupçonnent d'avoir voulu mettre le feu au gymnase du lycée Albert-Camus.