Immense tristesse hier à la fédération socialiste 44, où se sont réunis en soirée élus et militants. Une journée où l'espoir n'aura pas fait long feu.
11 h 45 Une meute de journalistes attend Jean-Marc Ayrault à l'école de la Fraternité, quartier Zola. Trente minutes plus tard, le député-maire de Nantes se présente au bureau 409. Jean-Marc Ayrault semble préparer le terrain : « Que le Parti socialiste soit au pouvoir ou dans l'opposition, Ségolène Royal aura fait un travail de rénovation de la gauche très important. »
15 h 30 Marie-Françoise Clergeau, députée de la deuxième circonscription, arrive à l'école Jean-Moulin. A peine le temps de montrer les réalisations du quartier Malakoff qu'elle tombe nez à nez sur son concurrent direct, François Pinte, candidat UMP aux législatives. La députée socialiste s'en tire à son avantage, dans un bureau qui a largement voté Royal au premier tour. Chacun prend soin de partir dans une direction opposée. Pinte lâche : « On s'appelle ? »
16 h « Il fait beau... quand même ? » Charles Gautier, maire PS de Saint-Herblain, est à l'école Condorcet. A la question d'un électeur sans illusion pour la gauche, il s'interroge sur le sens à donner à son interrogation. Il glisse à une dame de 86 ans : « On aura fait ce qu'il fallait. »
17 h 45 « C'est plié. » Les premières estimations annoncent jusqu'à huit points d'écart entre les candidats. Au bureau d'Alain Gralepois, les responsables PS accusent le coup. « J'ai vécu une campagne en phase avec les électeurs. La réalité est différente », reconnaît, abattu, le premier secrétaire.
20 h 05 Ségolène Royal s'exprime. Une femme se rassure : « Au moins, elle reste. » Brigitte Ayrault acquiesce et rappelle que Jospin n'en avait pas fait de même en 2002.
20 h 08 Alain Gralepois, premier secrétaire fédéral, appelle à rester mobilisé. « C'est une défaite qui doit poser la question de la rénovation de la gauche. Chacun a sa place pour construire l'avenir. »