Ils ne lâchent pas prise. Une poignée de militants des collectifs d'aide aux sans-papiers ont déroulé une banderole hier midi devant la direction départementale de l'action sanitaire et sociale, sur l'île de Nantes. Ils protestent contre le « blocage » orchestré par la Ddass, alors que « des solutions de relogement pour des familles en règle sont possibles », dénonce le collectif Enfants étrangers Citoyens solidaires.
« La Ddass estime que ces familles n'ont pas le profil recherché pour intégrer un logement social, explique Frédéric Cherki, l'un de ses membres. Elle a déjà été très sollicitée en janvier par Les Enfants de Don Quichotte [qui ont obtenu gain de cause]. Ça va nous compliquer la tâche, la Ddass oppose désormais les sans-papiers aux autres. » Contactée, Nicole Taillandier « s'élève contre ces propos ». « Les places trouvées pour les Don Quichotte n'ont pas obéré le relogement des familles étrangères, assure la directrice de la Ddass 44. Car les publics ne sont pas du tout les mêmes. »
Guillaume Frouin