Il y a trois semaines, en gare de Nantes, une femme a eu la jambe arrachée alors qu'elle descendait d'un train en marche, son bébé dans les bras... Chaque année, 40 à 60 accidents se produisent en France, en rapport avec des activités ferroviaires. En 2005, 32 personnes ont trouvé la mort et 15 autres ont été gravement blessées.
Consciente du problème, la SNCF envoie depuis le début de l'année, en partenariat avec le rectorat, une trentaine d'agents à la rencontre des scolaires des Pays de la Loire. Car les dangers liés aux trains sont nombreux. Il y a d'abord les traversées illicites de voies : en 2005, la SNCF en relevait 49 pour la région. « Une attitude d'autant plus préoccupante que les trains sont de plus en plus silencieux et rapides », met en garde la société. Les franchissements des passages à niveaux fermés, par des scooters par exemple, sont aussi pointés du doigt. Autre comportement dangereux : les jets de pierre sur les trains, aux risques et périls des conducteurs. Enfin, le risque électrique ne doit pas être négligé : 25 000 volts circulent dans les câbles alimentant les motrices. De nombreuses électrocutions ont en effet endeuillé des familles ces dernières années, notamment à Saint-Nazaire (avril 2004) et à Montoir-de-Bretagne (janvier 2005).
« Les jeunes n'ont pas toujours conscience du péril. Ils représentent 50 % des victimes, et presque tous sont des garçons », souligne la SNCF.
Simon Mazurelle