Le prototype de la future " D-vine ".
Le prototype de la future " D-vine ".

Guillaume Frouin

Ce vendredi, de 14 h à 17 h, le grand public pourra venir tester la « D-vine » à l'Ecole centrale de Nantes. Ce prototype, destiné à être commercialisé pour la prochaine Fête des pères en juin 2014, est surnommé la «Nespresso® du vin » par 10-vins.com, la start-up nantaise qui l'a mise au point : on y insère un flacon de vin de 10 cl – l'équivalent d'un verre – qui sera servi à la bonne température et correctement aéré « en trente secondes »… Contre une demi-heure avec une bonne vieille carafe.

De 2 à 7 € le flacon de 10 cl


Pour cela, il faut acheter au préalable les échantillons (de 2 à 7 € l'unité) sur le site 10-vins.com, parmi une carte de quinze crus (bordeaux, coteaux du Layon, muscadet…), carte qui devrait en comporter « cinquante d'ici un ou deux ans ». Sélectionnés chez les viticulteurs, les vins peuvent se conserver « trois ans », grâce à leur bouchon « vissable » hermétique. La machine, elle, devrait être vendue « entre 150 et 200 € », évalue Jérôme Pasquet, 40 ans, l'un des trois cofondateurs de la société. Elle a déjà été testée « par trois œnologues et une trentaine de consommateurs pilotes ».

« Les gens savent qu'il faut correctement chambrer son vin, mais pourtant ils ne le font pas… C'est dommage, surtout quand on s'offre une bouteille à 30 € », regrette Thibaut Jarrousse, son associé. « En plus, avec cette machine, un homme pourra se boire un verre de rouge le soir en rentrant du boulot, et sa femme un verre de blanc… Sans ça, aucun des deux n'aurait ouvert de bouteille. »

■ « Bêta testeurs »

Le site 10-vins.com recherche une trentaine de « bêta testeurs » pour essayer gratuitement la « D-vine », avant sa commercialisation, chez eux. L'achat des flacons de vins restera toutefois à leur charge.