Le soldat Lévêque est mort à 20 ans.
Le soldat Lévêque est mort à 20 ans.

François Marie Lévêque n'est pas qu'un soldat « mort pour la France » pendant la Première Guerre mondiale, comme l'indique sa stèle au cimetière de Woesten, en Belgique. Avant d'être militaire, il a été instituteur. Originaire de Guenrouët, en Loire-Atlantique, il avait rejoint le front le 1er décembre 1914. Il y est tombé un mois plus tard…

Enrichir 25 000 fiches


D'où venaient les autres « François Marie Lévêque » du département ? Quelle était leur « vie d'avant » ? C'est ce que cherche à creuser le conseil général, en lançant un appel à contribution publique inédit. L'idée, explique Philippe Grosvalet, le patron du Département, est de « redonner un peu d'humanité à ces hommes dont le souvenir ne se maintient parfois que par un simple nom gravé sur un monument aux morts ». Plus de 25 000 soldats ont été recensés, avec l'aide, entre autres, de la Maison des associations de défense des anciens combattants et victimes de guerre, et empilés dans une base de données mise en ligne sur le site du conseil général. Il reste à la faire évoluer, à corriger les matricules ou les lieux de décès, à enrichir, surtout, chaque fiche en y ajoutant photographies, correspondances ou autres traces privées d'une mémoire réputée collective… Il reste aux familles à partager leurs souvenirs. Elles peuvent le faire à cette adresse : archives.culturel@loire-atlantique.fr. Elles peuvent aussi passer de longues journées aux Archives départementales… A.G.