L'Arbre aux Hérons espère pouvoir bientôt pousser

Culture Les créateurs des Machines réclament une décision politique

Frédéric Brenon

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«On a la conviction que si le projet n'est pas inscrit au prochain mandat, c'est-à-dire en 2014, il ne se fera pas. Ce serait une erreur politique, économique et artistique. Depuis le temps qu'on en parle, le moment est venu de prendre une décision. » Pierre Oréfice et François Delarozière, créateurs des Machines de l'île, lancent un appel aux élus. L'objet de leurs attentes : l'Arbre aux Hérons, troisième et dernière étape du projet des Machines de l'île, après l'Eléphant, et le Carrousel. Des trois projets, c'est de loin le plus ambitieux. Large de 50 m de diamètre et haut de 35 m, cet arbre serait une structure métallique monumentale sur laquelle 400 personnes pourraient déambuler en même temps. Il serait constitué de vingt-deux branches végétalisées reliées par des passerelles, jardins suspendus et insectes mécaniques mobiles. A son sommet, deux hérons pourraient embarquer le public pour un vol circulaire à 40 m dans le ciel.

Une fois la décision prise, le projet nécessitera cinq ans d'études et de travaux. Ce qui renvoie à une ouverture en 2019 au plus tôt. « C'est 2019 ou c'est jamais, estime Pierre Oréfice. Ce projet demande beaucoup d'énergie. Si c'est le mandat suivant, on ne sera plus là. Ne pas faire l'Arbre aux hérons casserait complètement la dynamique des Machines. La Galerie qui lui est consacrée n'aurait aucun sens. On se refuse à l'imaginer. » Le coût du projet est tout de même estimé à 35 millions d'euros. « Les Machines enregistrent déjà 600 000 visites par an, insiste Pierre Oréfice. Avec l'Arbre, on table sur un million de billets vendus ! Nous aurons la capacité d'assurer nous-mêmes 20 % du financement. On a aussi des contacts avec des partenaires privés. Et on prévoit également 35 millions d'euros de retombées touristiques par an dans l'économie locale ! Il faut se rendre compte qu'il s'agit d'une sculpture urbaine fantastique, une signature pour la ville. Un peu comme l'Atomium de Bruxelles. On viendra du monde entier pour le voir. »

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