A Londres, un téléphérique permet depuis juin de traverser la Tamise.
A Londres, un téléphérique permet depuis juin de traverser la Tamise. - L. Pitarakis/AP/SIPA

Pont levant ? Tunnel ? Pont transbordeur ? Téléphérique ? Le choix de Nantes métropole pour le nouveau franchissement de Loire réclamé entre le pont Anne-de-Bretagne et le pont de Cheviré sera connu d'ici au printemps. Mais d'ores et déjà, les partisans du câble ne masquent pas leurs espoirs. Moquée à ses débuts, l'idée a en effet pris du poids ces derniers mois avec un rapport très favorable du Ministère de l'écologie et le lancement de plusieurs projets similaires (Londres, Brest, Toulouse, Villeneuve, etc.).
« La bataille de l'idée, on l'a déjà gagnée, assurent Isabelle Loirat et Benoît Blineau, les deux élus MoDem qui défendent le sujet. Notre rencontre à Nantes métropole nous a permis de constater qu'ils connaissaient super bien le dossier et le prenaient très au sérieux. » D'une longueur de 3,8 km, ce « tram aérien » pourrait relier la Gare maritime, le Hangar à bananes, Atout sud et la gare de Pont-Rousseau. « On peut aussi envisager une station au futur CHU ou à Chantenay. C'est aux Nantais de s'emparer du tracé », suggèrent les élus.

Rapide et peu coûteux
Accessibles moyenant un ticket de tram, les cabines circuleraient à une vitesse de 45 km/h. La capacité serait de 3000 à 4000 passagers par heure, « l'équivalent d'une ligne de tramway » . Le coût, évalué à 40 millions d'euros, est un point fort. « Un kilomètre de câble coûte deux à trois fois moins qu'un kilomètre de tram», indique le MoDem. La sécurité, l'empreinte carbone, la rapidité de construction en sont d'autres. Mais l'inexpérience, l'usage réservé aux seuls piétons, le survol d'habitations, voire l'esthétisme, alimentent les doutes. « Le câble peut aussi être le complément d'un pont ou tunnel. En période de crise, il serait dommage d'ignorer toutes ses qualités », insistent les élus.

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