Didier Jambart, 53 ans, habite Indre.
Didier Jambart, 53 ans, habite Indre. - F. Elsner / 20 Minutes

La cour d'appel de Rennes donne gain de cause à Didier Jambart. Elle a ordonné mercredi au laboratoire pharmaceutique GSK de verser 197 500 € d'indemnités à cet habitant d'Indre, pour ne pas lui avoir signalé les effets indésirables de son traitement contre sa maladie de Parkinson. Entre 2003 et 2005, le Requip avait en effet rendu cet ancien conseiller municipal accro au jeu et au sexe. Des effets qu'on retrouve chez une minorité de patients, et qui sont spécifiés depuis sur la notice du médicament.

Des indemnités supérieures
Cerise sur le gâteau pour Didier Jambart : les indemnités fixée par la cour d'appel sont supérieures à celles du tribunal de grande instance de Nantes, qui lui avait octroyé 117 000 € en avril 2011. « Cela va nous permettre de payer notre crédit sur dix-huit ans, qu'on avait pris pour rembourser mes dettes de jeu », souffle cet ancien cadre habilité « secret défense » à la DCNS. « On va aussi profiter de la vie : cela fait huit ans qu'on n'avait plus de vacances ou de loisirs... En plus, on était des parias dans la commune ! » La condamnation de GSK sonne aussi comme une « sanction morale » pour le plaignant. « Ils avaient preuve d'un minimum d'humanité à Nantes, mais ils avaient été odieux lors de l'audience à Rennes », estime Didier Jambart, encore sous le choc d'avoir été « traité de menteur et d'affabulateur ». L'homme espère désormais que la décision fasse jurisprudence auprès des autres malades de Parkinson atteints des mêmes effets indésirables.G. F.