Le privé s'interroge sur son avenir

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Publié le 13 septembre 2012.

Contrairement aux établissements publics, l'enseignement catholique de Loire-Atlantique enregistre en cette rentrée 2012 une très légère baisse d'effectif (98 091 élèves accueillis soit -0,2 %), a annoncé mercredi la direction diocésaine. Si cette évolution n'a en soi rien d'alarmante –l'enseignement catholique de Loire-Atlantique reste le second diocèse de France par le nombre d'élèves– la tendance à la stagnation observée depuis plusieurs années préoccupe davantage les responsables diocésains.

Aux familles de payer plus?
« Nos capacités financières ne nous permettent plus d'accompagner la croissance démographique du département en développant l'immobilier scolaire, regrette Hervé Bonamy, le nouveau directeur diocésain. Dans le public, on voit que les collectivités locales ont fait beaucoup ces dernières années pour la construction de nouveaux établissements. Nos investissements à nous proviennent de fonds privés, notre force de frappe est nettement inférieure. Cela pose question dans notre capacité à honorer le contrat qui nous lie à l'Etat et à offrir une vraie liberté de choix d'enseignement aux familles. » Dans ce contexte, les solutions pourraient venir d'un « financement public », de « solidarités entre établissements » voire des familles elles-mêmes. « Les parents doivent porter collectivement l'immobilier, estime Hervé Bonamy. On pourrait mettre des frais de scolarité élevés, mais il faut aussi que l'école reste accessible à tous. »F. B.

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