Le rosé de Provence livre ses secrets

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Publié le 13 juillet 2012.

C'est l'histoire d'un vin, autrefois has been, devenu tendance en à peine dix ans. Impossible aujourd'hui de partager un apéro sans une bouteille de rosé. A tel point que tous les vignobles de France, et du monde, essaient de copier la recette du Pays d'Aix, de Bandol ou des Côteaux de Provence. Jusqu'au très pince-fesses Bordelais, qui met le paquet cette année sur son rosé pour se refaire une santé commerciale. A un moment ou un autre, tous ces vignerons viennent à Vidauban, dans le Var, au Centre de recherche et d'expérimentation sur le rosé. Créé voilà douze ans par les professionnels de Provence, ce lieu, unique en France, tente pas à pas d'améliorer nos rosés : vinification, macération, robe, arômes, etc. « Les producteurs nous confient leurs interrogations. On les transforme en protocole, en résultats et enfin, en conseils », détaille Gilles Masson, directeur du Centre. Avec 5 ingénieurs et 4 techniciens, il décortique, analyse, teste ce qui fait un bon rosé. Grâce à ce travail, une bouteille sur quatre vendues en France a la couleur du rosé. Et tous les vignerons semblent vouloir s'engouffrer dans la brèche : « Aujourd'hui, on voit des rosés, destinés aux marchés internationaux, de plus en plus clairs, et de plus en plus sucrés… », déplore Gilles Masson. Même les Bordelais s'y sont mis… Pas de quoi impresionner les Provençaux ! « Au contraire, on boit du petit-lait, savoure Gilles Masson. A une époque, on entendait pis que pendre sur le rosé. Maintenant, c'est devenu la chaloupe de sauvetage pour beaucoup de vignobles. »

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