Chaque train est surveillé de près dans les coulisses de la gare Montpellier Saint-Roch, où transitent plusieurs milliers de voyageurs pendant l'été.
Chaque train est surveillé de près dans les coulisses de la gare Montpellier Saint-Roch, où transitent plusieurs milliers de voyageurs pendant l'été.

Navina Kaden

Valérie est un peu perdue. La jeune étudiante cherche son train, « destination Paris, je ne le vois pas encore, je dois être en avance ». Une voie féminine bien connue transperce le brouhaha de la gare. « Votre attention s'il vous plaît. Le TGV 6210 à destination de Paris Lyon partira voie B. » Ça y est, Valérie peut retrouver son train. Ce qu'elle ne sait pas, c'est que son train est observé de près. Pour que les locomotives s'élancent sans heurt depuis la gare Montpellier Saint-Roch, on s'agite dans les coulisses. Derrière une porte, à l'abri de l'excitation des voyageurs, se cache le centre opérationnel d'escale. Deux agents veillent au bon fonctionnement de la gare à l'aide de huit écrans. « L'un s'occupe de l'information voyageurs, l'autre s'assure qu'on ait bien tout le matériel, que le conducteur et le contrôleur soient en place », explique le référent d'escale, Jean-Pierre Gheeraet. Ce point névralgique de la gare ne fonctionnerait pas sans l'appui des aiguilleurs. Leur bureau se situe à quelques mètres. C'est ici que parviennent toutes les données sur les trains circulant entre Lunel et Villeneuve-lès-Maguelone.

Un flux tendu en permanence
Des informations redistribuées vers les différents services. « Notre rôle, c'est entre autres d'anticiper les retards, confirme Pierre Bec. Cela nécessite parfois de changer les plans de circulations. » Un exercice qui mérite du calme et de la précision, surtout l'été.
Près de 200 000 voyageurs se déplacent dans la région chaque été, et ceci sous la surveillance accrue de Bruno Leportier, responsable régional opérationnel ou bien, tout simplement, le chef d'orchestre ! Avec son équipe, il supervise l'ensemble du trafic dans la région et tente d'éviter « l'effet domino », c'est-à-dire un cumul de retards. « Un incident à Sète pendant une heure et demie, c'est quatre heures de cellule de crise sur l'ensemble de la région. » Un flux tendu en permanence, « et même avec l'expérience, on a encore des coups de chaud pendant les journées de grands départs », sourit-il avant de retourner à son poste de contrôle.