Des centaines de personnes ont investit le Pasino mardi.
Des centaines de personnes ont investit le Pasino mardi.

Christophe castieau

Ne l'appelez plus Casino mais Pasino, avec un « P » comme Partouche. Le leader européen du secteur joue avec le mot et aussi avec le concept. « On s'est inspiré d'un constat fait à Las Vegas dans les années 1980 quand, confrontés à la fin du monopole sur les jeux [1976], les casinos se sont imposé une mutation pour ne pas disparaître », raconte Ari Sebag, directeur général du groupe. Et de confier qu'Isidore Partouche, le fondateur de la société avait coutume de dire : « Occupez-vous de celui qui accompagne le joueur ».
C'est dans cet esprit, et face à la crise, qu'a été remplacé le casino de La Grande-Motte, dont les murs ne résonnent plus que de souvenirs. Ils parlent d'un autre temps, d'un pur espace de jeux surchauffé par la discothèque. Aujourd'hui, Fabrice Paire, président du directoire parle « de complexe de divertissement des familles ».

« Doubler l'activité »
Les espaces jeux, dont une poker room, n'occupent « plus que » 1 200 des 8 500 m2 du Pasino. Trois restaurants (un gastronomique ouvrira à la rentrée), trois bars, une salle de spectacle, mais aussi une salle de jeux pour les enfants appellent une autre clientèle. « C'est plus rassurant, confie Stephan Rossignol, le maire de La Grande-Motte. C'est surtout un énorme plus économique et de notoriété pour la ville. »
Mardi, à l'heure de l'ouverture, les joueurs se sont rués sur les machines à sous. La direction attend qu'ils reviennent en famille pour « doubler l'activité de l'ancien casino » qui accueillait 500 joueurs par jour.

dES STARS à l'affiche

Patrick Fiori (le 6/10), Djamel Debbouze (le 8/11), Julien Clerc (le 24/11)… La salle de spectacle du Casino s'annonce d'ores et déjà comme un atout culturel pour La Grande-Motte. D'une capacité de 1 260 places et modulable à souhait, elle pourra accueilir des séminaires, des mariages, des soirées privées…