Kevin Mayer, sans pression.
Kevin Mayer, sans pression. - a. BOULARAND / 20MINUTES

ARNAUD BOULARAND

Le ticket pour Londres, Kévin Mayer a été le chercher au bout de l'effort, en enchaînant deux décathlons en trois jours. Un exploit dans cette discipline où les athlètes disputent rarement plus de six compétitions dans l'année. « Après mon abandon à Helsinki, on a pris l'avion à 5 h du matin avec mon entraîneur. C'était très dur pour les nerfs et mentalement », se souvient Kévin. 1er juillet dernier, direction Bruxelles pour l'ultime meeting de la saison, la dernière chance de décrocher une place pour les JO. Et là, malgré la fatigue et la pression, il pulvérise quasiment tous ses records et termine son concours avec la cinquième meilleure performance mondiale de l'année.

Son point fort : le jour J
« Le petit jeune », comme il se décrit lui-même, arrivera donc à Londres par la grande porte. Champion du monde chez les cadets et les juniors, ce Montpelliérain de 20 ans a fait une arrivée fracassante cette année chez les seniors, dans une discipline qui exige pourtant beaucoup de maturité. Ce grand blond encore fluet avoue également ne pas avoir la force musculaire optimale pour les épreuves de lancer. En revanche, son point fort : le jour J, Kévin arrive toujours à se dépasser. Pour sa première participation aux Jeux, il avoue ne pas encore tout à fait réaliser : « J'y vais sans pression, avec l'envie de me faire plaisir, de faire ce que je sais faire. Je vise les huit premières places. » Et comme Kévin Mayer n'a pas l'habitude de manquer les grands rendez-vous…

sEUL EN PISTE

Les Montpelliérains Romain Barras et Nadir El Fassi blessés et forfaits, Kévin Mayer sera l'unique représentant français lors du décathlon olympique aux Jeux de Londres. Entrée en piste le 8 août, résultat final le 9 pour l'espoir héraultais...