Le groupe montpelliérain Aywa est à l'affiche du festival.
Le groupe montpelliérain Aywa est à l'affiche du festival. - C. CASTIEAU / 20MINUTES

CHRISTOPHE CASTIEAU

Les Transes Cévenoles ont senti le vent du boulet après une édition 2011 riche en têtes d'affiche mais confirmant la baisse de fréquentation des concerts payants. Bilan: 37 000 € de déficit « qui ont bien failli nous couler », avoue Sébastien Toureille, coordinateur général d'une manifestation confrontée à l'explosion des festivals et des coûts, tant techniques qu'artistiques. Les Transes reviennent donc, à Sumène du 27 au 29 juillet, avec l'envie de faire briller la scène émergente et régionale. Les Elvis Platinés, porteurs de la manifestation depuis quinze ans, ne veulent plus transiger sur les cachets, en pleine inflation. « Radiohead, c'est 600 000 € pour une heure et demie : on parle des salaires des grands patrons mais on en n'est pas loin », illustre Mathieu Lambert, du Garage électrique, centre de ressources des musiques actuelles, à Montpellier.

Moriarty a réduit

son cachet
En s'associant au dispositif FAIR, découvreur et accompagnateur de talents (Zebda, Renan Luce...), les Transes Cévenoles font un pari sur l'avenir. « Peut-être sur les têtes d'affiche de demain », espère Sébastien, heureux de donner sa chance à Morfo Party Plan (Nîmes), sélectionné parmi une centaine de groupes languedociens. « C'est une énorme opportunité d'être sur la scène des Transes », se réjouit Adil, chanteur d'Aywa, groupe montpelliérain qui se produira après Moriarty, jouant le jeu du festival en acceptant de revoir son cachet. « Que les têtes d'affiche n'oublient pas d'où elles viennent », souligne Sébastien.

Tarifs en baisse

Le changement de programmation s'accompagne d'une baisse des tarifs des concerts du soir qui passent de 25 à 15 € (réduit : 12 €) et le Pass 2 soirées à 25 € (réduit : 20 €). Le théâtre de rue reste gratuit en journée. Le vendredi aura lieu un débat sur les nouveaux chemins de l'émergence. Tout le programme sur www.lestranses.org.