Jean-Baptiste Ferré, entomologiste, surveille de près l'insecte.
Jean-Baptiste Ferré, entomologiste, surveille de près l'insecte.

Navina Kaden

Il est tout petit et pourtant il attire toute l'attention dans le département. L'Aedes Albopictus, plus connu sous le nom de moustique tigre, s'est d'abord installé dans la région Provence-Alpes-Côte-D'azur, avant de rejoindre l'Hérault. « A l'aide de 85 pièges pondoirs essaimés dans le département, nous avons localisé les endroits où l'insecte s'est implanté de façon durable », explique Christian Jean, président de l'entente interdépartementale de démoustication du littoral méditerranéen (EID). L'insecte a pris ses quartiers à Montpellier, Fabrègues, Lespignan et au Grau d'Agde.

« Rien de gravissime »
Plus petit que le moustique classique, il n'en est pas moins dangereux. L'Aedes Albopictus peut en effet transmettre la maladie de la dengue, ou encore du chikungunya. Une vingtaine de cas probables de ces maladies ont déjà été détectés depuis la mise en place de la surveillance rapprochée, mais aucun d'entre eux n'a été confirmé. « Pas de panique, rassure le directeur du cabinet du préfet, Nicolas Honoré, c'est un sujet de préoccupation, mais il n'y a rien de gravissime. » Que faire alors pour se protèger ? « Il y a quelque gestes simples à adopter, répond Jean-Baptiste Ferré, entomologiste à l'EID, le moustique tigre pond ses œufs dans des petites quantités d'eaux stagnantes. Pour éviter sa prolifération, il faut donc vider les soucoupes des pots de fleur, couvrir les réserves d'eau et entretenir ses piscines. »

Maladies

Les symptômes de la dengue et du chikungunya sont similaires : fièvre brutale, maux de tête, grande fatigue, courbatures et douleurs articulaires. Il n'existe pas de vaccin pour ces maladies qui se soignent par un traitement symptomatique.