Vue plongeante sur un quotidien redessiné avec goût.
Vue plongeante sur un quotidien redessiné avec goût.

christophe castieau

Une pharmacie écrasée par sept étages de béton. Difficile d'imaginer l'œuvre d'un architecte au 9 avenue du Pont-Trinquat, à deux pas du centre-ville. Et pourtant, au bout d'un ascenseur et de sept étages, la lumière. Christophe, Claire et leurs deux enfants ouvriront leur appartement de 108 m2, entièrement refait par l'architecte Cyril Rheims* – les 22, 23, 24 juin prochains – au public des 12e Journées d'Architectures à vivre, qui commencent ce vendredi.
Cuisine a l'américaine, escalier en bois menant aux chambres et une grande pièce claire entre deux baies vitrées. Mer et arrière-pays comme horizons. « On a eu un coup de cœur, mais il fallait tout casser », raconte Claire. « L'idée d'un architecte s'est imposée », poursuit Christophe, sur le ton des gens qui ne regrettent rien. « On est bien »…

Petits espaces transcendés
Cyril Rheims écoute l'histoire de cette transformation. « Il nous a demandé ce qu'on voulait, on a fait des compromis », résume Claire. Travaillant beaucoup sur Paris, l'architecte montpelliérain a l'habitude de transcender les petits espaces. « On m'appelle pour des 16 m2 », dit-il, pas peu fier du résultat qui aura gonflé raisonnablement le budget et considérablement l'espace.
« Les gens veulent souvent faire appel à un architecte, mais sont plein de questions », reprend-il pour donner le sens de ces journées ouvrant sur des quotidiens. Celui de Christophe et Claire est accessible, pas le moins surprenant. A vivre.

Les journées, mode d'emploi

Les Journées d'Architectures à vivre permettent d'accéder à des maisons ou appartements d'architectes (une dizaine sur Montpellier) qui font visiter par groupe, en compagnie des habitants, leurs plus belles réalisations parues dans la revue Architectures à vivre. Pour s'inscrire : www.avivre.net (Prix: 2€ par personne).