May se fige devant les médias.
May se fige devant les médias.

arnaud boularand

«Sans ce financement, le projet n'aurait pas pu être développé. Aujourd'hui en France, un chercheur ne travaille que si son programme reçoit des aides. » May Morris, docteur en biologie au Centre de recherche en biochimie macromoléculaire (CNRS et Universités Montpellier II et III) présente pourtant des travaux qui pourraient changer la donne en matière de traitements apportés aux cancers du poumon, du mélanome mais aussi de l'hépatite et du Sida.

Rayonnement international
Sans les 50 000 € apportés par la fondation Arc, remis officiellement mardi à Montpellier, l'unité de recherche pilotée par May Morris n'aurait pas pu avancer. « Nous avons reçu la somme l'an dernier, ce qui nous a permis de valider en laboratoire nos découvertes préliminaires ». D'une durée de deux ans, ce projet financé uniquement par les dons passe désormais à la phase d'expérience in vivo.
Les travaux de la chercheuse sont suivis depuis longtemps par l'Arc. Post doctorante en 1998, elle est financée pour partir aux Etats-Unis effectuer un séjour de recherches en Californie. « Là-bas, les aides servent à rémunérer les chercheurs. Ici, nous sommes fonctionnaires, nous pouvons directement consacrer les aides à la recherche », compare May. En France, elle a bénéficié de cinq financements, pour un total de 200 000 euros. « C'est une chercheuse assez exceptionnelle qui est montée vite », précise-t-on à la Fondation.

binôme gagnant

L'équipe a mis au point un procédé inhibant le binôme de protéines Cycline/CDK accélérant le développement de la métastase : des nanoparticules diminuent son effet sur le développement des cellules cancéreuses.