Michel Robert, président de l'UM-II.
Michel Robert, président de l'UM-II. - N.KADEN / 20 Minutes

Navina Kaden

Il aura fallu quatre scrutins et plusieurs tours d'élection pour que l'université Montpellier-II ait enfin un nouveau président. Cette fois-ci, pas de bras de fer, les deux candidats à la présidence se sont mis d'accord, après cinq semaines d'âpres négociations : Michel Robert était seul se présenter. Du coup, il a été élu par une large majorité du conseil d'administration, qui lui a accordé 18 voix, sur un total de 22. « Le contexte a été particulier, avoue le nouveau président. La campagne a été assez longue, mais nous avons réussi à faire converger nos deux visions, et nous sommes désormais dans une période où nous devons prendre des décisions. »

« Etablir un climat de sérénité après la tempête »
Les dissonances entre les deux candidats sont désormais closes. Gilles Halbout, qui occupera l'un des postes de vice-président, a d'ailleurs tenu à préciser « qu'ensemble, avec Michel Robert, nous allons former un tandem asymétrique, mais l'université ne parlera que d'une seule voix. Nous sommes d'accord sur les grands axes, tel que la fusion avec l'université Montpellier-I. » Tout va donc pour le mieux à l'UM-II. C'est en tout cas le signal que veut envoyer Michel Robert, qui souhaite « établir un climat de sérénité après la tempête ».
Quant à Danièle Hérin, qui assurait jusqu'alors la gouvernance provisoire, elle ne souhaite pas faire partie de l'équipe administrative, « mais n'écarte pas de suivre certains dossiers de très près ». L'université va pouvoir se concentrer sur les prochaines échéances, telles que l'élection d'un nouveau conseil d'administration.

réforme de la LRU

Michel Robert veut revoir la loi relatives aux libertés et responsabilités des universités. Selon lui, elle offre trop de pouvoir au conseil d'administration lors des élections, et met en péril la légitimité du président.