La ville vend des fleurons

finances Le domaine de Grammont doit être cédé officiellement ce matin au MHSC

caroline rossignol

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Le montant de la vente du domaine de Grammont sera connu aujourd'hui.

Le montant de la vente du domaine de Grammont sera connu aujourd'hui. — c.rossignol / mds / 20 minutes

La ville de Montpellier fait ses premiers pas dans l'ère de la rigueur, en limitant les dépenses de ses fonctionnaires (lire ci-dessous) et en mettant en vente une partie de son patrimoine. Tour d'horizon des propriétés municipales mises sur le marché.

Ce qui est vendu
G Le domaine de Grammont. La mairie annonce officiellement ce matin la vente de ce domaine de 7 hectares d'équipements sportifs et de locaux. Ils pourraient être cédés au MHSC entre « 5 et 8 millions d'euros », selon Patrick Vignal qui, bien qu'élu chargé des Sports, ne connaissait pas hier le montant de la transaction. « Je l'apprendrai demain [ce matin], en même temps que tout le monde. C'est madame le maire qui a géré le dossier en direct. »

Un immeuble de bureaux rue Frédéric-Mistral. Les élus entérineront vendredi la vente de l'immeuble qui regroupait, rue Frédéric-Mistral, les services éducation, jeunesse et sport. Des bureaux devenus obsolètes depuis le transfert des agents vers la nouvelle mairie. La Serm, un promoteur immobilier, et un particulier se sont portés acquéreurs de ce lieu idéalement situé entre le Pavillon populaire et le centre commercial du Triangle. Prix de vente : un million d'euros. Soit moins que ce qu'a coûté cette année la politique de lutte contre les tags en ville. Mais cette cession du patrimoine est justifiée par Max Lévita par la nécessité de liquider tous les biens « qui n'ont aucune utilité à long terme pour la mairie ».

Ce qui est à vendre
G L'ancienne mairie de la place de la Canourgue. Après une décennie de réflexion, la municipalité a décidé, il y a deux semaines, de mettre en vente son fleuron : l'ancienne mairie, idéalement placée. « C'est un très bel hôtel particulier mais sa remise en état est de l'ordre de 10 millions d'euros. On a envisagé un musée et d'autres choses mais nous ne trouvons pas d'utilisation digne de cette dépense. C'est l'équivalent d'un groupe scolaire ! » tranche celui qui tient les cordons de la bourse. Une clause obligera le futur acquéreur à conserver la fresque datant du XIXe siècle.
Le domaine de la Pompignane. Les négociations pour la vente du domaine de la Pompignane se poursuivent avec Montpellier agglomération, qui cherche un lieu de réception à Montpellier. L'agglo confirme qu'elle est « intéressée ». De son côté, l'adjoint aux Finances à la mairie, Max Lévita, s'estime « coincé » par l'estimation faite par les Domaines publics de cette salle « en mauvais état ». La marge de manœuvre serait de plus ou moins 10 %. « Si l'agglo voulait le domaine pour 5 millions d'euros, ce serait formidable », plaisante l'élu qui ne dévoile pas le prix « tant que rien n'est signé ». La vente, pourtant, serait déjà inscrite dans les recettes du budget 2012 qui sera présenté vendredi en conseil municipal.

« Bijoux de famille »

La mise en vente de l'ancien hôtel de ville interpelle le conseiller municipal UMP Arnaud Julien. « Que la ville vende des immeubles qui ne servent à rien ou un domaine qui fera prendre de l'ampleur à un club de Ligue 1, oui. Mais pas l'ancien hôtel de ville : il est classé et doit rester dans le giron municipal. On ne vend pas les bijoux de famille ! » Une expression qui fait bondir Max Lévita. « Cela voudrait dire qu'on est aux abois. Ce n'est pas le cas. Notre mandat se termine en 2014 et je ne veux pas laisser une mairie ruinée dans une situation calamiteuse. Les successeurs auront des finances saines. Nous n'avons aucun emprunt toxique. »

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