C'est la question qui brûle les lèvres. De quelle manière l'échiquier politique va-t-il bouger ? Car la disparition de Georges Frêche laisse deux places vacantes. Celle de la présidence à la région bien sûr, mais aussi celle de l'agglomération, dont Hélène Mandroux est vice-présidente. Le maire de Montpellier venait d'atterrir au Japon, où elle devait participer à un sommet sur la biodiversité, lorsqu'elle a appris la nouvelle du décès de Georges Frêche. Son directeur de cabinet, Christian Assaf nous confiait alors que « désormais, tout reste à reconstruire en politique. Cela va nous obliger à nous parler. Les ennemis réels ou supposés de Georges Frêche devront recomposer ensemble.» Hier soir, l'heure n'était pas à la polémique. Fraîchement débarqué de Nagoya, le maire de Montpellier a déclaré qu'envisager la suite « n'est pas la priorité. Il faut nous laisser le temps de réfléchir pendant 48 h, jusqu'à jeudi. » A l'Agglo, c'est donc Jean-Pierre Moure qui assure l'intérim, le temps « de désigner un nouveau président. »L'élu assure ne pas craindre les querelles de personnes. « La suite se passera bien, nous avons un fonctionnement qui roule, je n'ai pas de doute là-dessus. » Des velléités qui semblent plus prégnantes, du côté de la région. Le communiste Jean-Claude Gayssot laissait entendre hier soir à 20 Minutes qu'il pourrait se présenter, si on lui proposait. Mais... « chaque chose en temps ». C. R.