Montpellier: Une loterie pour sauver le château Bonnier de la Mosson?

PATRIMOINE Le domaine du XVIIIème siècle, situé dans le quartier de la Mosson, est depuis longtemps à l’abandon…

Nicolas Bonzom

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Le château Bonnier de la Mosson, à Montpellier.

Le château Bonnier de la Mosson, à Montpellier. — N. Bonzom / Maxele Presse

  • Le château est l’ancienne demeure d’un riche propriétaire du XVIIIème siècle.
  • Son domaine accueille aujourd’hui des gens du voyage.
  • La métropole veut le réhabiliter. Cela pourrait coûter 40 millions d’euros.

Acheté en 1982 par la mairie de Montpellier, le Domaine Bonnier de la Mosson, véritable petit Versailles du Clapas, est peu connu des habitants. Pourtant, cette demeure du XVIIIème siècle, qui porte le nom de son riche propriétaire d’antan, baron et trésorier de la bourse des Etats du Languedoc, est l’une des pépites du patrimoine local.

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Longtemps laissé à l’abandon, son château, ancienne habitation de luxe, au cœur d’un parc d’environ 1,6 ha, va peut-être retrouver, bientôt, un peu de son éclat d’autrefois : la métropole de Montpellier, qui en est désormais propriétaire, songe à sa réhabilitation.

L'une des salles du château Bonnier de la Mosson à Montpellier.
L'une des salles du château Bonnier de la Mosson à Montpellier. - N. Bonzom / Maxele Presse
Le portrait de Joseph Bonnier de la Mosson, ancien propriétaire du château, par Jean Ranc. Le tableau a été dernièrement acquis par le musée Fabre.
Le portrait de Joseph Bonnier de la Mosson, ancien propriétaire du château, par Jean Ranc. Le tableau a été dernièrement acquis par le musée Fabre. - N. Bonzom / Maxele Presse

40 millions d’euros

« Ce domaine est utilisé comme terrain accordé aux gens du voyage, souligne son président (divers gauche), Philippe Saurel. Il est en zone inondable à 70 %, et son château est classé monument historique. Nous allons lancer de fines études pour savoir ce qu’il est possible de faire. » Rénover l’allée qui mène au domaine, sa prairie, sa ferme, ses écuries, son buffet d’eau et sa demeure pourrait coûter 40 millions d’euros.

« Seule, la métropole ne peut pas, reprend le maire. Je vais écrire à la ministre de la Culture, pour que l’on puisse inclure la rénovation de ce chef-d’œuvre du XVIIIe siècle dans les loteries nationales organisées pour sauver le patrimoine français. »

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Reste à savoir à quoi pourrait servir ce domaine, situé au bord de la Mosson, une fois retapé. Philippe Saurel lâche une proposition. « Si cela ne tenait qu’à moi, j’y mettrais un temple de la Raison… et de la République. » Un projet de l’architecte Dartain qui devait être érigé, en ville, après la Révolution, mais qui sera finalement abandonné.