« Peu d’affaires de cette nature arrivent devant la barre des tribunaux », a déclaré le procureur de la République de Montpellier, Christophe Barret, en révélant vendredi à la presse une affaire d’extorsion de fonds particulièrement « sophistiquée ». Cette fois, un chef d’entreprise héraultais a brisé l’omerta.

Un homme âgé de 34 ans a été mis en examen jeudi pour « extorsion avec arme » et « association de malfaiteurs ». Depuis des mois, relate Midi-Libre, il rackettait cet entrepreneur spécialisé dans la location et le négoce de voitures et basé dans l' Hérault.

 


Un circuit de blanchiment complexe

Il l’aurait ainsi harcelé de coups de téléphone, menacé avec une arme tout en lui « offrant » sa protection. Jusqu’à ce que l’entrepreneur verse 20.000 euros, blanchis selon une technique financière complexe.

Selon France 3 Occitanie, les deux hommes se connaissaient depuis longtemps. En juillet, le racketteur aurait cette fois exigé la somme de 10.000 euros. A bout, la victime se tourne vers la police.

L’enquête du SRPJ de Montpellier a mené à l’interpellation du maître chanteur et de trois complices présumés, des professionnels de l’automobile qui seraient intervenus dans le circuit financier pour blanchir l’argent racketté.

L’organisateur du racket présumé est connu des services de police. Il a été condamné en 2003 à de la prison avec sursis pour d’autres faits, et s’est vu interdire de quitter la commune des Bouches-du-Rhône où il résidait.