A Montpellier, la nouvelle faculté de médecine inaugurée

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR Conçue au nord de la ville, près des CHU, l'université doit accueillir à terme .8000 étudiants...

20 Minutes avec AFP

— 

Les étudiants sont désormais installés sur le campus Saint-Priest, à Montpellier.

Les étudiants sont désormais installés sur le campus Saint-Priest, à Montpellier. — N. Bonzom / Maxele Presse

Centre d’enseignement de la médecine depuis le XIIe siècle, Montpellier a inauguré jeudi une nouvelle faculté présentée comme l’une des plus modernes d’Europe.

Conçue dans le nord de Montpellier, près des CHU, la nouvelle faculté à colonnes, qui accueille déjà depuis septembre environ 2.000 étudiants pour un effectif à terme de 8.000, met à disposition des étudiants des locaux dotés de technologies d’information, de communication et d’apprentissage de haut niveau.

Une structure financée à 98 % par la Région

« Cette nouvelle faculté de médecine est un formidable outil au service de l’enseignement de la médecine du 3e millénaire », assure la présidente de la région Occitanie Carole Delga. « En construisant des espaces de travail accessibles aux étudiants, aux praticiens mais aussi aux chercheurs, elle est un atout de poids pour l' innovation dans le domaine de la santé et le transfert de connaissance essentiel au développement de l’ensemble du territoire, en faisant la part belle au numérique et aux pédagogies innovantes », ajoute-t-elle.

La Région a assuré la maîtrise d’ouvrage et financé cette infrastructure à 98 %, soit un investissement de plus de 45 millions d’euros.

>> A lire aussi : La faculté de médecine déménage... mais n'abandonne pas ses locaux historiques

Une longue tradition

Les écoles de médecine, attestées depuis l’année 1122, ont été les premières à apparaître à Montpellier, où l’enseignement du droit est également devenu une spécialité à partir du Moyen-Age.

L’enseignement de la médecine s’est initialement appuyé sur des savants juifs engagés dans une recherche de savoirs scientifiques hispano-arabes. Il a connu ses âges d’or aux XIVe et XVIe siècles, accueillant des étudiants et médecins prestigieux comme Rabelais ou Arnaud de Villeneuve avec un effectif étranger important venant notamment des péninsules ibériques et italiennes, de Pologne ou du Saint-Empire.

Cette activité a contribué depuis environ 900 ans au rayonnement européen de la ville et à sa réputation de centre intellectuel. La ville accueille toujours aujourd’hui de nombreux congrès et entreprises liés au domaine de la santé.

Rassemblement syndical

En marge de l’inauguration, quelques dizaines de personnes se sont rassemblées sur le parvis de la nouvelle faculté à l’appel des organisations syndicales étudiantes et salariées de l’enseignement supérieur et de la recherche de Montpellier (CGT-FO-FSU-Solidaires-UNEF) « afin d’exiger du ministère les moyens permettant au service public de remplir ses missions ».

Une banderole a notamment été déployée, proclamant « Pas de recherche = pas d’avenir. Non au sacrifice de l’enseignement supérieur et de la recherche publique ».