C’est une situation kafkaïenne. Julie est née le 17 juillet dans une ambulance, entre le domicile de ses parents, Valérie et Bernard, et la clinique Saint-Michel à Prades. Sauf que pour l’administration, ce bébé n’existe pas, raconte L’indépendant. « Le bébé dont j’ai accouché, que j’allaite n’est pas à moi. Pas d’identité, pas de document qui atteste que je suis la mère, explique Valérie dans les colonnes du journal. Je pourrais l’avoir trouvé. Impossible de prouver que Julie est notre fille. Un cauchemar dont nous ne savons plus comment sortir pour une déclaration non faite par une administration à une autre administration. »

Pas de congés maternités ni de reconnaissance des droits parentaux

Le petit bébé de 2,540 kg, 49 cm, trop pressé de découvrir le monde, a poussé ses premiers cris sur la route nationale 116. Le hasard a voulu que l’ambulance se trouve à ce moment précis sur la commune de Marquixanes. Le lendemain, son papa Bernard est allé la déclarer à la mairie qui délivre l’acte de naissance. Laquelle, selon L’Indépendant, n’aurait pas mis à jour le répertoire national d’identification des personnes physiques, tenu par l’Insee.

Malgré de nombreuses démarches, la situation est bloquée. La maman n’a pas droit aux congés maternité, la petite n’existe pas aux yeux de la CPAM et surtout Julie n’a officiellement pas de parents, lesquels envisagent, selon L’Indépendant, de se tourner vers le président de la République.