VIDÉO. Hérault: Au pic Saint-Loup, on veut sauver le château de Montferrand

PATRIMOINE Il ne reste aujourd’hui que quelques ruines de cette forteresse millénaire…

Nicolas Bonzom

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Le château de Montferrand.

Le château de Montferrand. — Elisabeth Capillon

  • Ce château surplombe le vignoble du pic Saint-Loup depuis mille ans.
  • La communauté de communes veut le restaurer.
  • Un accès plus facile va notamment être mis en place.

Depuis mille ans, le château de Montferrand domine le vignoble du pic Saint-Loup. Ou plutôt… ses ruines. Car de cette forteresse, érigée sur une crête, il ne reste que quelques remparts et des caves voûtées qui ont tenu le choc au fil des siècles.

« Si nous ne faisions rien, d’ici trois à cinq ans, le château de Montferrand sera entièrement écroulé », explique Alain Barbe, le maire (divers gauche) de la ville des Matelles, et le président de la communauté de communes du grand pic Saint-Loup, qui a lancé ce mercredi une grande opération de remise en état du site.

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Lui rendre sa silhouette

« Petit à petit, nous commencions à ne plus voir sa silhouette dans le paysage, reprend l’élu. La brouissaille grandissait, en faisant tomber au passage les derniers éléments du château… » Une somme de 600.000 euros, sur dix ans, a été provisionnée par la collectivité pour ce projet, à laquelle s’ajouteront d’autres subventions et mécénats.

« L’idée n’est pas du tout de le reconstruire, explique Alain Barbe, mais de lui rendre sa silhouette… » Le château de Montferrand a d’ores et déjà été débarrassé de sa végétation galopante, il sera, prochainement, entouré par une clôture pour le protéger et des fouilles archéologiques vont y être menées. En espérant, peut-être, trouver le tunnel qui mène à la cathédrale de Maguelone, l’une des légendes qui entourent le lieu.

Sur place, un accès plus facile devrait remplacer le difficile « chemin de chèvres » qui mène les curieux à la forteresse héraultaise. « Il ne s’agit absolument pas de mettre une route à quatre voies, un rond-point et un parking », plaisante Didier Fournials, le directeur de la culture, qui entend que soit préservé le charme du lieu. Et avis aux randonneurs : tant que les travaux ne sont pas terminés, le site est plutôt dangereux.

Exposition jusqu’au 17 décembre au musée d’arts et d’archéologie des Matelles.