• L’Esma est une école qui dispose d’une antenne à Montpellier.
  • Ce jeudi, avait lieu le jury de fin d’études des élèves.
  • Une école prestigieuse, où les studios viennent recruter.

Ils sont plusieurs dizaines, en cette rentrée, à toucher leur rêve du doigt, à se dire que c’est peut-être possible, à pousser des portes qu’ils jugeaient jusqu’ici inaccessibles, celles de prestigieux studios d’effets spéciaux et de films d’animation.

Alors qu’ils étaient confrontés à la crème de la profession jeudi à l’occasion de leur jury de fin d’études, 20 Minutes a interrogé des diplômés de l’Esma, l’Ecole supérieure des métiers artistiques, qui s’apprêtent à œuvrer pour des entreprises de renom. Car ici, les anciens ont notamment bossé sur Valerian, Pirates des Caraïbes ou Gravity

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« C’est juste incroyable »

A 23 ans, Pierre Chupeau, lui, est en partance pour Londres. Ce Niortais a signé chez Double Negative, qui s’est notamment fait remarquer sur les films Dunkerque ou Wonder woman. Le jeune homme, tombé amoureux de la 3D devant Toy Story s’apprête à travailler sur le futur projet, encore top secret, d’une (très) célèbre écurie d’animation.

« Je n’arrive toujours pas à imaginer que je vais bientôt collaborer avec des studios dont les œuvres me faisaient rêver au cinéma ou à la télévision, confie l’étudiant, embauché en tant que « lighting technical director » [le responsable d’un plan]. J’espère ne pas décevoir, et être au niveau… Se dire que ce plan-là, sur lequel je vais travailler, sera vu et revu par des millions d’enfants partout dans le monde… C’est juste incroyable ! »

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« C’est un rêve d’enfant »

« C’est un rêve d’enfant, depuis toute petite, j’adore raconter des histoires, sourit Elise Carret, qui a signé un contrat en tant qu’animatrice chez Supamonks, la boîte qui a notamment réalisé les cinématiques du jeu Mario + Lapins crétins Kingdom Battle sur Nintendo Switch. Je suis très émue… Et très excitée de me mettre au travail. Dans ces cas-là, on a un peu envie d’appeler sa mère et de crier « J’y suis arrivée ! » »

Keyvan Leriche, lui, y va plutôt serein. A 22 ans, le jeune homme a été recruté par les prestigieux studios Framestore, à Londres, qui ont notamment œuvré sur Les gardiens de la galaxie 2. « Avec le bagage que nous a procuré notre formation à l’Esma, on sait que ça va être intense, mais on y va confiant, explique le Montpelliérain, qui est « groomer », chargé du pelage des personnages animés. Un destin au poil, quoi.

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Car il est vrai que l’Esma a le don d’attirer les plus grands professionnels. Une majorité d’élèves sont approchés par les studios, alors même que certains n’ont pas encore terminé leur formation… « C’est l’une des deux meilleures écoles, pas seulement en France, mais dans le monde », assure Shelley Page, qui travaille chez Dreamworks. « Etre en dernière année sur le cursus Animation 3D à l’Esma a une résonance professionnelle, reprend Kristof Serrand, responsable du département animation lui aussi chez Dreamworks. Ici on vit et on travaille comme dans un réel studio. »