Montpellier: les squatteurs des archives de la ville obtiennent huit mois de sursis

SOCIETE Le plus gros squat de Montpellier où résident environ 80 personnes a obtenu un sursis le temps que les études préalables aux travaux de rénovation du bâtiment soient menées à terme...

Jerome Diesnis

— 

L'entrée des anciennes archives départementales

L'entrée des anciennes archives départementales — Nicolas Bonzom / Agence Maxele Presse

Les occupants de Luttopia 3, le plus gros squat de Montpellier situé dans les anciennes archives départementales, ont obtenu un sursis de huit mois. Occupé depuis le mois de décembre, le bâtiment a fait l’objet d’une demande d’expulsion par la ville de Montpellier qui l’a récupéré et entend y transférer les archives municipales.

« Le juge a considéré que le projet de rénovation avait été plus ou moins abandonné et que les travaux ne seront pas réalisés avant un délai de dix mois, explique à Midi Libre l’avocat du squat Nicolas Gallon. C'est une décision de bon sens ». L’avocat avait mis en avant l’urgence sociale des 80 personnes hébergées dans le bâtiment, des sans-abris et des demandeurs d’asile notamment.

Philippe Saurel : « Une décision à peine croyable »

Pour appuyer son jugement, le juge des référés s'est appuyé sur une « fiche projet » de la ville qui prévoit neuf mois d’études préalables au chantier. Les occupants « laissent pénétrer les entreprises dans les lieux pour leurs différentes études », note le juge dans son ordonnance.

Cité par le quotidien, Philippe Saurel, le maire (DVG) de Montpellier juge la décision « à peine croyable (…) C’est une tendance des juges d’opposer droit à la propriété et droit au logement. Mais c’est renier l’article 2 de la Constitution, qui dit que le droit à la propriété est un droit naturel. »

Mots-clés :

Aucun mot-clé.