Montpellier: Trois offres de reprise pour Sauramps, de la casse sociale en vue

ENTREPRISES La librairie Sauramps, véritable institution à Montpellier, qui emploie 140 personnes, a fait l’objet de trois offres de reprise. Une seule porte sur l’ensemble des sites…

Jerome Diesnis

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La librairie Sauramps, à Montpellier.

La librairie Sauramps, à Montpellier. — N. Bonzom / Maxele Presse

  • Placé en redressement judiciaire depuis le 13 mars, Sauramps connaît le nom de ses trois repreneurs potentiels. Le tribunal de commerce rendra sa décision au plus tard le 30 juin
  • Une seule offre concerne l’ensemble du groupe, celle de l’architecte François Fontès et son associé Bertrand Barascud. Le Furet du Nord et Benoît Bougerol, ne reprendraient qu’une partie des sites
  • Selon les offres, entre 13 et 85 salariés seront conservés sur les 140 actuellement dans l’entreprise

Le feuilleton Sauramps touche peut-être à sa fin. Trois repreneurs potentiels ont déposé des dossiers de reprise de la sixième librairie indépendante de France par son chiffre d’affaires. En difficultés depuis plusieurs mois, Sauramps, véritable institution à Montpellier, emploie au total 140 salariés dans cinq magasins et six sites au total : à Odysseum, au musée Fabre, deux au Triangle, un à Alès et un centre de stockage à Mauguio.

Une seule offre porte sur l’ensemble du groupe

Placée en redressement judiciaire depuis le 13 mars après sa vraie-fausse reprise par Matthieu de Montchalin, patron de la librairie L’Armitière à Rouen, l’enseigne sera fixée au plus tard le 30 juin sur son avenir. Nouvelle ministre de la culture, l’Arlésienne Françoise Nyssen a envoyé un message de soutien lors de sa venue à Montpellier le 2 juin : « Le sort de Sauramps touche la notion de vie culturelle. Une ville de cette importante [Montpellier] sans une librairie de cette importance, ce n’est même pas envisageable. »

Le Tribunal correctionnel va étudier les trois offres le 19 ou le 26 juin. Elles sont très dissemblables. Une seule porte sur la reprise de l’ensemble du groupe et des magasins, notamment celui d’Odysseum, qui pose le plus problème au regard du loyer souvent qualifié d’exorbitant, appliqué dans cette zone ludique et commerciale. Elle émane de l’architecte montpelliérain François Fontès. Plus précisément par sa société Ametis qu’il dirige avec Bertrand Barascud, spécialisée dans le logement locatif aidé. Mais le plan ne sauverait que 85 salariés sur les 140 que compte le groupe.

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Les deux autres repreneurs ne s’engagent à ne conserver qu’une partie des magasins. Ceux du Triangle (où d’importants travaux de rénovation à prévoir) et d’Alès pour le Furet du Nord. Seulement Sauramps Alès et ses 13 salariés pour Benoît Bougerol, propriétaire de la librairie de la Maison du livre à Rodez. Quel que soit le repreneur, de nombreux salariés risquent de rester sur le carreau…