Nîmes: Une petite fille brûlée à l’acide au contact d’une statue dégradée par des anti-corridas

FAITS DIVERS Symbole des aficionados, la statue de Nimeño II face aux arènes de Nîmes est régulièrement dégradée par des anti-corridas. Mais cette fois, le geste a tourné au drame après qu’une petite fille s'est appuyée dessus pour une photo qui devait être anodine…

Jerome Diesnis

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La statue de Nimeño II qui trône devant les arènes de Nîmes a encore été dégradée, avec de graves conséquences cette fois.

La statue de Nimeño II qui trône devant les arènes de Nîmes a encore été dégradée, avec de graves conséquences cette fois. — Franck Lodi / SIpa

Ce qui était une nouvelle dégradation a tourné au drame. Régulièrement prise pour cible par des individus résolument anti-corridas, la statue de Nimeño II qui trône devant les arènes de Nîmes a de nouveau été victime d’un jet d’acide, dans la nuit du 27 au 28 avril. Les services de la ville ont alors procédé à sa mise en sécurité. Mais avant qu’ils n’interviennent, le geste avait déjà eu de graves conséquences.

Trois plaintes déposées

Une petite stéphanoise, dont les parents souhaitaient prendre une photo souvenir, s’est brûlée au pied et aux mains au contact de la statue qui représente l’ancien torero Christian Montcouquio, alias Nimeño II. Elle a été transportée aux urgences du CHU de Nîmes. La famille a porté plainte, tout comme la ville de Nîmes et l’artiste. Les images des caméras de vidéosurveillance situées sur le parvis des arènes sont inexploitables, mais les policiers en charge de l’enquête étudient les vidéos issues d’autres caméras de la ville.

Contacté par France bleu Hérault (au sujet de la dégradation de la statue, avant de connaître la brûlure de la petite fille) le Crac-Europe (Comité radicalement anticorrida) avait « condamné totalement et sans ambiguïté cet acte ». Tout en apportant une nuance : « Quelques litres d’acide sur une statue ne sont rien comparés à la souffrance animale ».