Hand: Ludovic Fabregas, l'extraordinaire précocité d'un champion du monde

OVNI Champion du monde un an après son passage en pro, recruté par Barcelone qu’il rejoindra en 2018, le pivot du MHB, opposé ce dimanche à Veszprem en Ligue des champions, est un surdoué…

Jerome Diesnis

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Ludovic Fabregas avec l'équipe de France face à la Slovénie en demi-finale des championnats du monde, le 26 janvier.

Ludovic Fabregas avec l'équipe de France face à la Slovénie en demi-finale des championnats du monde, le 26 janvier. — FRANCK FIFE / AFP

  • Montpellier reçoit les Hongrois de Vezprem, dimanche, et compte trois buts de retard pour atteindre le Final Four de la Ligue des Champions.
  • En 2018, Ludovic Fabregas le Catalan rejoindra Barcelone.

Exponentielle, fulgurante, incroyable… Les superlatifs se bousculent pour évoquer la progression de Ludovic Fabregas. Il y a un an, le pivot paraphait son premier contrat pro à Montpellier. Il est devenu depuis, champion du monde et rejoindra le plus grand club du monde, Barcelone, à la fin de son contrat, en juin 2018…

« C’est un joueur de très haut niveau, très précoce par rapport à ce qu’il est capable d’intégrer dans la compétition, note son coach Patrice Canayer. C’est ce dont je suis le plus admiratif : le niveau de responsabilité capable d’assumer à cet âge-là. »

« Une histoire particulière »

A 20 ans, la trajectoire du pivot, opposé dimanche avec le MHB à Veszprem (vice-champion d’Europe vainqueur de trois buts à l’aller) en quarts de finale retour de Ligue des champions, est folle. « Je me suis lancé par hasard dans l’aventure, explique l’international. Alors surpris, oui, je le suis forcément, parce que je me rappelle mon histoire particulière où le hand n’était pas, à la base, quelque chose d’écrit. »

Grand pivot, grand défenseur, Ludovic Fabregas est un grand du hand mondial. Il deviendra peut-être un jour un géant de son sport. « Je dois travailler pour espérer faire partie des meilleurs, estime-t-il avec humilité malgré son titre de champion du monde acquis en janvier. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. »

« Le Barça, c’est un rêve »

Lorsqu’il a posé son sac, il y a six ans, à Montpellier, c’était vers le vélo ou le rugby que son cœur penchait. « J’ai toujours adoré le contact et l’esprit de combat. Tout le monde suit le rugby dans la famille, particulièrement l’Usap et l’équipe de France. » Sur sa voiture, le petit âne le confirme, Fabregas transpire la culture catalane.

Quand Barcelone a frappé à la porte, le cœur a parlé : « Ce club, c’était un rêve, auquel je ne croyais pas. J’ai accepté, même si ça a été compliqué parce que je me sens bien à Montpellier. J’ai travaillé pour y arriver, mais je dois beaucoup à ce que m’a apporté le MHB. » Il a un an et demi pour tenter de rendre au centuple ce que le MHB lui a apporté…