Nîmes: Un mois de prison ferme pour avoir pendu son chien

ANIMAUX La découverte du chien dans un quartier de Nîmes a provoqué un vif émoi. Le coupable, dont le casier comportait déjà sept condamnations, a été retrouvé grâce à son ADN…

Jerome Diesnis

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Un chien  de race pitbull (illustration)

Un chien de race pitbull (illustration) — Manoocher Deghati AFP

Un homme de 28 ans a été condamné à un mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Nîmes pour sévices graves ou acte de cruauté envers un animal domestique. Le 1er février, les résidents du quartier Puech-du-Teil à Nîmes avaient retrouvé le cadavre d’un chien pendant au bout d’une sangle. Ce sont les recherches ADN qui ont permis de retrouver le propriétaire de l’animal, dont le casier judiciaire comportait déjà sept mentions.

« Vous avez choisi la solution de l’horreur »

Celui-ci avait hérité quinze jours plus tôt de ce pitbull de 27 kilos en échange du changement de plaquettes sur une voiture. Mais selon les déclarations du prévenu à l’audience, le chien se serait montré agressif. Il aurait manqué de se jeter sur une fillette à la sortie de l’école et de le mordre au bras. « Je ne savais plus quoi faire avec lui », explique-t-il devant une salle où de nombreux membres d’associations défendant les animaux avaient pris place.

« Vous aviez d'autres solutions pour vous débarrasser de votre animal, lui rétorque Camille Alliez, avocat de Fondation des animaux. Vous auriez pu le donner, ou vous rendre dans une association de protection animale. Mais non, vous avez choisi la solution de l'horreur ». Le tribunal l’a condamné à 6 mois de prison, dont 5 avec sursis, mise à l’épreuve pendant deux ans, interdiction de détenir un animal et obligation de soigner son problème de violence.