Attentat déjoué à Marseille: Le meeting de François Fillon à Montpellier était-il menacé?

SECURITE Deux hommes suspectés d'avoir projeté une action « imminente » ont été interpellés mardi dans la cité phocéenne…

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Le candidat à la présidentielle, François Fillon, à la fin de son meeting à Montpellier, le 14 avril 2017.

Le candidat à la présidentielle, François Fillon, à la fin de son meeting à Montpellier, le 14 avril 2017. — Claude Paris/AP/SIPA

Vendredi, François Fillon tenait un meeting à Montpellier, au parc des expositions, devant plus de 4.000 militants. Mais en coulisses, cela n’était pas vraiment un meeting comme les autres. Un peu plus tôt, une menace d’attentat terroriste, visant le rendez-vous, était prise très au sérieux par les autorités et les organisateurs.

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« Les services de l’Etat nous ont en effet prévenu qu’il y avait une alerte terroriste, note Arnaud Julien, secrétaire départemental LR. Des snipers se sont positionnés sur le toit du parc des expositions, des militaires armés patrouillaient. Il y a eu, également, des changements du côté des parkings… Personne n’a pu se garer à proximité du site. »

Une action « imminente »

Autour du candidat, la sécurité avait aussi été renforcée. « Il y a beaucoup, beaucoup, d’agents de sécurité, c’était visible », témoigne un militant. « Un dispositif énorme, avec des fouilles au corps et des physionomistes », relate une participante sur Twitter.

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Finalement, rien n’a troublé le discours de François Fillon. Mais cette menace s’est précisée, mardi, avec les arrestations de deux hommes dans le 3e arrondissement de Marseille. Radicalisés, les deux individus, nés en 1987 et en 1993, projetaient de frapper avant la présidentielle. Ils étaient recherchés depuis plusieurs jours et leurs photos avaient été distribuées à certains staffs de candidats, dont François Fillon.

Ils projetaient « une action violente » imminente, a noté le procureur François Molins, sans que l’on puisse « déterminer avec précision la date ou les cibles ». Mais, d’après une source policière citée par Midi Libre, si les services de sécurité ont bien mis le paquet vendredi dernier, ils « ne s’attendaient pas à ce que [François Fillon] soit attaqué ce soir-là ». Il y avait en revanche un plus d’inquiétude pour Nice, lundi.