Véhicule de police en janvier 2017, à Lille
Véhicule de police en janvier 2017, à Lille - O. Aballain / 20 Minutes

Des explosifs ont été retrouvés mais la cible reste floue pour les enquêteurs. Deux hommes et une adolescente, soupçonnés d’avoir voulu perpétrer un attentat « imminent » en France, ont été mis en examen mardi soir et écroués. Thomas Sauret, 20 ans, sa compagne Sarah, 16 ans, et Malik Hammami, 33 ans, ont été mis en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle », a-t-on appris de source judiciaire. Les deux premiers ont également été mis en examen pour « fabrication et détention d’explosifs en bande organisée ».

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71 grammes de TATP découverts

Les deux premiers ont également été mis en examen pour « fabrication et détention d’explosifs en bande organisée », a précisé la source. Quelques dizaines de grammes de TATP, un explosif artisanal puissant mais très instable, avaient été retrouvés lors des perquisitions. Interpellés vendredi dans l’Hérault, les trois suspects ont été placés en détention provisoire conformément aux réquisitions du parquet de Paris qui a ouvert une information judiciaire, confiée à des juges antiterroristes, mardi dans la matinée.

Dans l’appartement de Clapiers, près de Montpellier, où a été arrêté Thomas Sauret, originaire des Ardennes, les enquêteurs ont découvert 71 grammes de TATP, un explosif artisanal puissant mais très instable, et du matériel pour en fabriquer.

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Le trio identifié depuis plusieurs semaines

Le trio avait été identifié depuis plusieurs semaines en raison de son activisme sur les réseaux sociaux, notamment sur la messagerie cryptée Telegram, prisée des djihadistes. Le 9 février, l’enquête s’est accélérée quand Thomas Sauret et sa compagne ont été repérés en train de se procurer de l’acétone et de l’eau oxygénée, entrant dans la composition du TATP. La veille, une vidéo avait été diffusée sur les réseaux sociaux dans laquelle l’adolescente prêtait allégeance au groupe Etat islamique (EI).

« Il y avait bien un acte terroriste imminent qui se préparait » et « sur lequel nous essayons de faire toute la lumière », a souligné lundi le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux. L’exploitation du matériel informatique et téléphonique saisi lors des perquisitions suggèrent des cibles potentielles, dont la Tour Eiffel. Toutefois, « aucun élément ne montre à ce stade une préparation sur une cible clairement définie », d’après une source proche de l’enquête.

Le couple devait se marier

Thomas Sauret, converti à l’islam, avait été assigné à résidence chez son père dans les Ardennes de décembre 2015 à décembre 2016 en raison d’une tentative de départ avortée vers la zone irako-syrienne.

« Il nous avait raconté qu’il s’était fait arrêter à l’aéroport [d’Orly], qu’il était fiché S », a raconté à l’AFP Rodrigue, qui faisait partie de son cercle d’amis avant sa radicalisation. « J’ai cru que c’était une passade, que l’arrestation ça l’avait calmé. Mais après, il a commencé à être dans son coin, à ne plus voir personne ».

Le jeune homme avait fait la connaissance de Sarah, également convertie, sur les réseaux sociaux où le couple avait exprimé son intention de se marier.

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